TOTJCHER. II. Partiä. U9
,a-t-on jamais vü personne qui se soit appergü d’avoir eu cedessein,
Jion plus que d’avoir eu celui que je pretens que l’ame a de ne pointlaifler passer dans les intervalles des particules les humeurs inutiles &P er nicieufes ? Lc y a-t-il quelqu’un qui puiste comprendre que Tarne carcet? 0c cupe ä Texecution de ce qui est necessaire pour cette Ouvertüre,®* 3 ®^Quelle (ainsi qu’il a ete demontre) n’est point une fulte des mouve-^®öle ns mechaniques des organes, & Comment eile peut conduire toutpardes^ela s ans y penser,- &■ considerer que si eile y penfe, ces penfees nousp en ^es*°nt Sc nous feront inconnues tant que nous vivrons, fans vouloir com- ^ t n ; ° uspi'endre qu’en certaines occasions & a l’egard de cercaines fonctions C0nnu£s=Jjous voulons, nous penfons, & nous connoissons, fans fqavoir expref-grient que nous faisons toutes ces actions? Ceuxqüiont la vüe courte,p qüi ne fe fönt point encore fervis de lunettes de courte vüe, voyent: es objets beaucoup plus petits lorfqu’ ils comtnencent ä s’en fervir ^ie*°rfqu’ ils sont accoutumez ä ces lunettes. Or il n’y a point d’apparen-que la machine de leurs yeux foit changee pour produire ce change-ant dans la perception des objets, Stil ne peut etre attribue qu’ä Ta-, qui jüge autrement de ce que la machine lui prefente dans un
feait qu
Penfct
La meine chofe fe peut dire dir fentiment de la douleur: caf quiest-XVIi.'
^ qui conqoit que le fentiment de la douleur est uns tristesse de Tarne ? P e «-'
p si i’on persuade a quelqu’un capable de philofdpher, que la dou-.EUr, que Ton attribue ordinairement au corps , est un deplaisir, queq‘üä n d eile. at fte resscnt ä la prefence des chofes qu’e-lle Connoit agir ihr le corps s'.ifThgea. nne maniere qui tend ä detruire fa constitution naturelle par la folu- la P re,scn -Üon de continuite: pourra-t-on lui faire comprendre que cette tristeste ^ ;; t pp au ',°it de k meme efpece que les autres, dont Tarne a de coutume d’etre douleur,^üe? Que cette penfee, que Tarne a des chofes qui peuvent detruire sont diff«-‘I pontinuite des partiesy ne foit autre chofe que edle qu’ eile a quand rentesc!es, e s’afflige d’une perte , d’un affront, d’une menace , & qu’ on ne p^'nr/ e sSa Pperqoive pas que la premiere penfee n’est ni expresse,, ni distincte, quiaffli-151 jointe ä aueune reflexion ; au contraire de la feeonde , qui n’affligegentqrdi-^ ü>a caufe de la reflexion que Tarne- fair fur la confequence Lc les cir- na " e '^°nstanccs de la chofe , laquelle-d’elle-meme & matericllement peutetr e indifferente, comme de veus oter votre argent,que vous pourrkz*v °si empörter fans peine , ss c’etoit pour le donner ä un ami , ou deV °us emmener en exil en un lieu oü vous pourriez avoir envie d’allerj[5 cela va tout autrement lorfque la peau est pincee ou egratignee,a tne etant toüjours affligeede la meme maniere par la folution decon-} nuite que les particules souffrent alors, foit que ce qui caule cette so*ut ‘°n ait ete fair pour- caiesser, foit qu’il ait ete fast pour ofienfer.
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