DU MOUVEMENT DES YEUX. II. Partie. 577
^Ppcrcüt du changement qui arriveroit a sa figure , qui feroit sortit*l’oeuil en dehors, & l’applatiroit un moment apres, lorsque J’on re-§ ai "deroit des choies fort eloignees, & d’autres fort proches,Fune apres
aut re. Joint que la compreffion des mufcles , qui ferre Tceuil egale- ] a ‘
parce quecom-
de tous les cotez, ne fqauroit.que le rendre quelque peu plus pressionmais non pas de spherique qu’il etoit le faire devenir ovale, ouovale le faire devenir spherique : car pour cela il faudroit qu’il fürOvrnpi-imd inegalement, sqavoir, cornine par une ceinture pour le fäi-sante,
|, e allonger , ou par quelque chose de situe au dedans de l’oeuil qui»at le crystallin vers la retine. Et en eiset cette Mechanique a fern-& I’attra-0 6 necessaire ä quelques uns , qu’ils ont feint qu’il y a des .-fibrös ct '? n m "dedans des yeux des Oifeaux pour cela , qui est une chose qui nee Void point dans les Oifeaux non plus que dans aucun autre Animal ;naire,»* 'i Ce n’est qu’ on entende parier d’une partie que nous avons trouveeans l’oeuil de beaucoup d’Oifeaux , que nous avons appellee la bourse^oire dans le Traite de la Mechanique des Animaux: mais comme cettej^'tie n’est attachee qu’ a un des cotez de l’oeuil , sa contraction neP°Urroit tirer le crystallin vers le fond de l’oeuil que de travers, cepervertiroit entieremenc & empecheroit meme la vision. Or ilj) oft pas difficile de faire voir, que les mufcles de l’oeuil ne le fqau-j,° Ie nt comprimer de la mattiere necessaire pour lui faire changer dejtSure5 car les mufcles AB tirant vers B, fuppofe que les graifles qui°nt vers D D soutiennent le fond de l’oeuil, il faudroit pour faire que. ^ action donnät une figure ovale a l’oeuil qu’il s’elargit , failantca rter Jes cotez FF, en les eloignant du milieu E; ce qui est unetl °fe que les mufcles qui pressent ces cotez-la ne peuvent permettre, .
que la force de la traction , qui pourroit procurer cette dilata- Voyez'°it Le oet elargissement des cotez, feroit la meine qui s’y opposeroit,
Josiane les cotez F F vers E. D’ailleurs la graisse etant une partie °'
! e tte ä de grands changemens, lorfqu’elle s’accroit ou qu’elle di-c ^Ue , l’ufage qu’on lui attribue n’auroit jamais rien de certain ; carj-^Rie cet ulage feroit de repousset* le fond de l’oeuil, il feroit bienc ^cile que cet enfoncement de l’oeuil ne caufät quelque inegalste äte partie, qui n’en fqauroit foussrir fans pervertit* la vision , qui de-a nde une furface parfäitement egale dans cette partie, afin que les^ 1Ia te$ de tous les cones des rayöns des objets la touchent egalement,
^ il n’y en ait pas qui foient emoüssees par l’elevation d’un cn-’ öt d’autres qui ne puissent aller jufqu’ä cette furface , ä causese enfoncement d’un autre endroit: car il saut remarquer que la graif-s W ost (ous le fond de l’oeuil est dure , inegale , & par morceaux,oh e % ue ^ s fond de l’oeuil ou la fclerotique est la plus mince , &d e ne l$auroit appuyer qu’ eile ne foit repoussee par ces morceauxe B'^sse, de mattiere ä la rendre tres inegale & tres raboteufe. Et^il me femble que ce n’est pas avoh* une idee teile qu’on la doit. Tome IF. D d d d avoir