582 DES SENS EXTERIEURS.
IX. Le 11 reste ä parier de ce qui appartient ä la seconde espece des moUVS'iTe Td" mens internes de l’ceuil, qui est celui de la membrane uvee. Poui ' cZlamem- stui est de la connoiflänce du mouvement de cette partie, eile n’®brane de pas difficile comme celle du crystallin. On fgait distinctement hUöl’iris est c’est uue ruuique qui forme comme une bände tournee en rond , laiynianife- p ant une ouvert:ur e au milieu; que cette bände s’etrecissant eile elarg 11e ’ Je trou de la prunelle , & qu' eile l’etrecit lorfqu’elle devient plus la 1 '“ge. II y a plus de difficulte für la maniere 8c fur les caufes de ce moU'vcment. Ceux qui tiennent que l’ceuil s’etrecit pour s’allonger, ^qu’il s’elargit pour s’accourcir , felon les befoins qu’il y a d’appr°*eher ou d’eloigner le crystallin de la retine , veulent que l’etrecifl" e 'ment de l’uvee depende de ces mouvemens de tout le globe de l’oeuijix; iin’ e ft& que quand il s’elargit 8c s’applatit, le trou de l’uvee est aggrandbpoint cau- 8c qu’ il fe rappetisie lorsque l’oeuii se retrecit 8c s’allonge. Mais cest ese par le Mechanique n’est pas aifee ä coneevoir , ä cause des Phenomenes av £ 'nienfde 1 ez repugnent ä la fupposition qu’ on y fait que cette membrast®la figure n’a point en elle-meme de principe de fon mouvement: car il est ist 5 'detout le poffible d’expliquer Comment le bord interne de cette membrane,staust de ^ un 8 rand cercie dans la dilatation de la prunelle , en fait un fo rC0601 ’ petit dans fon retrecissement ; comment le trou rond de la prunel^s’allonge 8c ne forme quelquefois qu’une fente dans les Chats, 8cquelquefois auffi dans ces memes Animaux le trou de la prunellemais par rond de meme qu’aux autres ; Comment il est poffible de comprendr®l’action que ces actions differentes fe puissent faire fans que cette membrane $de S d ’ autres fibres que celles qui tirent fon bord intcrieur 8c l’eloignent dstmembra- centre, 8c qu’ il n’y en ait pas de circulaires pour retrdcir le bord ist'ne, terne de cette membrane , quand il s’agit d’appetisser fon Ouvertüre,8c d’autres fibres droites difpofees en maniere de rayons, par le moy £l1defquels , lorsque toutes ces fibres tirent enfemble , le trou est elarg 1 ,8c lorfqu’ il n’y en a que quelques unes qui agiffent, le trou prend ust ßfigure longue. La machine , que j’ai fait faire pour les mouvemedde cette membrane, fait aifement comprendre comment la diverse Ö'tuation de fes fibres differentes est capable de produire ces deux most'vemens contraires de la dilatation 8c du retrecissement de la prunelle-les uelles Mais ce qui fait voir plus evidemment la neeeffite qu’il y a de dost'luilfont ncr ä cette membrane un principe de mouvement propre 8c indepest“souvent dant du principe qui fait changer de place ou de figure au crystallt 1fiowes CS d *®^ rence la contrariete des ulages du mouvement du cryst 1 ^dffferen- * in & de eclui de l’uvee : car il peut arriver que l’ceuil ait befoin detes de cel- voir distindfement un objet proche , 8c qui en meme -temps est beast'les que le coup illumine : or pour voir un objet proche , si le changement <l u *globe de grrive ä l’oeuil depend de fes mufcles , il s’elargit pour faire approd 1 ^pourroit U1 ^ crystallin de la retine ; 8c si cet elargiffement de l’oeuil caule la dl 'donner. latation de la prunelle , il n’est pas poffible qu’ eile foit dilpofee colst'