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Tome second.
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DU MOUVEMENT DES YEUX. II. Partie. j 89

lesquelles l’un des verres est blanc St l’autre verd: les esprits auffi, nelepour-Rui viennent du cerveau a Porgane par des nerfs disterens , peuvent roie in sei-p er > donner enfemble ä l’organe une dispofition simple, unique , &

^ffilante pour recevoir les impreffions de Ion objet 5 mais ils ne pour- f ü fi on , s ’;<-* 0r >t pas rapporter fidellement au cerveau l’image de ces impreffions, etoit vrai11 lern- dispofition est differente , parce qu' ils ne la peuvent rapporter

, II y a encore une chose dans la maniere dont tous les.nerfs se repan- images au^nt par le corps qui confirme ce raisonnement, qui est, que dans le cerveau:c hetnin , qu’ils tiennent depuis le cerveau jusqu’aüx parties dans les- xvillgelles ils s’inserent, ils s’attachent St se consondent les -uns dans-lesi.es nerfs^tes, St ne vont point feparez , ainsi qu’ils devroient, si le princi-fe joi-P e de leur mouvement etoit dans le cerveau de teile maniere que la 8sPüissancc de se mouvoir en vint ä chaque partie pour la determiner äp n tel St tel mouvement , ßt non pas ( ainsi que je Pentens) pour ’ ’

ournir seulement les esprits necessaircs au mouvement, comme un in-^Uinent propre a cette action , mais qui est simple, St qui a befoin & conson-G ’^re employe par Pame jointe St u nie ä chaque partie : car il n’est

aise de concevoir, Comment les fibres des nerfs St les esprits qu’ ils m 6] e nt lesPortent , etant ainsi melez , peuvent sans confusion conserver cette esprits^Position particuliere que Pon pretend etre envoyee du cerveau ä P or *^aqu e partie ; St tout de meme Comment (ainsi qu’ il a ete dit) les tenr ’lrtl preffions , que les objets ont faites dans les Organes des fens, peu-ce qui dorr-et fans confusion etre tranfportees si.loin par des canaux melez St enc ° re "G °stfondus les uns dans les- autres. la "onfu-

r Car il ne fert de rien de pretendre, que dans ces noeuds de nerfs lession,

"dies ne fönt point confondues, mais qu’elles confervent depuis leprveau jufqu’ aux parties chucune leur rectitudej parce que quand ce-^ feroit, il est toüjours vrai que ces noeuds fönt une caufe bien puif- fibres cons-ue de confusion , etant difficile de co'mprendre que plusieurs fils fai- ferve-3 nt Un faifceau , s’il est lie en plusieurs endroits, un fil puiffe etre^ r anle, mouille, ou echauffe , qu’il ne comm-unique a-ux autres une |^' e r J an ^,p 0ri, ie partie de ces alterations. Mais la maniere dont ces noeuds sontces.jon-, ait . s a encore quelque chose-qui repugne entierement ä cette sepa-ctions,.

si distincte , qu’ cn dir que les sibres des nerfs y confervent : car ; scj - )|r;^ e trouve ^ue ces noeuds fönt beaucoup plus gros que ne devroit par

le simple affemblage des nerfs, qui comme des- meines forment gr

eur

Jg. noeuds,

^ ^tonc, St qui en fortent comme des branches, cette groß^ u d ne pouvant etre faire que'par l’accroissement St Paugmentätio»m. 1 ffibstance du nerf, ou par Pelargiffement des intervalles des si*es S St 1’ une St l’autre de ces deux ebofes doit neeeffairement causer un c fub-e Stande alteratioti ä l’uniformite de la communieation qu’on pre- ftance dif-1, llc * se faire par les nerfs: car si la grosseur de ce neeud est satte par scl .'? nt , e d *'1 u S i hentaüan. de la ffibstance des nerfs, eelle qu’ils ont avant teufte des-

* Lee e z . neeud^ests.