DU MOUVEMENT DES YEUX. II. Partii. 591
Mais par la meine raison des faustes confequences qui se rirent de la^°mparaison que l’on sait entre des choses de genre fort different , on. | )eiIt repondre que quoique les impreffions, que l’air regoitußc qu’ilJanfnaet des objets aux Organes des fens auxquels il fert de milieu , nee m^echent pas les unes les autres, 8c que ce qui part des objets de5 ^üe ne recoive aucune alteration par les impreffions des objets dqsj^tres fens, il est certain qu’il n’en eil: pas de m£mc au dedans deo^uil comme au dehors; car l’experience fast yoir , que si l’oeuil estüaeiuent frappe, ce coup fast voir des etincelles qui ne fönt pointcau-ees par les rayons d’aucun objet de la Vue , mais par l’ebranlementla retine fouffre ä caufe du froisiement que produit l’objet duTou-p er j 8c que cet ebranlement pervertit celui de l’objet de la Vüe.
tffin cette obfervation doit faire voir, que si felon la commune opi-j l0 n les efpeces visuelles passoient au-dela de la retine dans le cerveau,si'oissement du nerf optique produiroit le meme effet, & feroit des"kicelles , ou pervertiroit la vision par quelque autre maniere dans, 0l js les mouvemens de stoeuiljr parce qu’il n’y en a point (ainsi qu’il aCe demontre ) dans lefquels les sibres du nerf optique ne foient plus^dement ebranlees qu’elles ne le fönt par une verkable etincelle, ou™ quelque autre objet fort visible.
Mais les confequences, qu’ il est aise de tirer de la structure des^stles , fönt des choses tout-ä-fait claires, 8c par lefquelles on peut{ . lle que la neceffite de la presence de l’ame agi stante dans chaque par-Pour la determiner immediatement ä fon action est infailliblement.Miontree. Cette structure est particulierement remarquable dans les^ vieles dos quatre doigts de la main , lefquels entre toutes les parties.^nötre corps ont les mouvemens les plus compofez , les plus diver-^2 , les plus adroks , 8c les plus cerrains, 8c Ion fgait que lagran-_ e Komposition de ces mouvemens depend du grand nombre des os^sioulez; enfemble , chaque doigt ayant trois jointures, qui le rendentp^Päble d’etre diverfement stech! 8c etendu, tantot ä l’une , tantot äde ces jointures. Il est vrai cependant que ces stexions Sc cesjv te nsions, qui dans les autres parties ont des mufcles particuliers &j^P ; U'ex 5 n ’ en ont point dans les doigts, ou un meme mufcle etend*> s stuatre doigts , de meme qu’un meme les stechst: car il ne sautj>p nt .dire que les mufcles interosleux 8c les lombricaux , quoique leur. lr >cipal ul’age foit d’eloigner les doigts les uns des autres 8c de leslo^P' ucher , peuvent aider ä la stexion partieuliere de chaque doigtuqu’ils agislent enfemble, fqavoir, l’abducteur avec l’adducteurjqu’ CC < 3 ue n ’y a y ant pour les trois articles qui fönt ä chaque doigt1 scul mufcle, dont le tendon s’attache aux trois phalanges l’unMb S 1>ai,tre , H ne fe trouve point de mufcles auxquels on puiffie at-^ er le mouvement qui fe fait feparement dans chaque article. Lachofe f e trouve eacore dans les extenfeurs 8c dans les Rechts-kurs
il n’en" eifpasde nie-me au de-dans del’oeuily