Band 
Tome second.
Seite
598
JPEG-Download
 

'soit qusoient fdides ,

DE LA TRANSPARENCE

*ils conduit, les differences de tous les fens , fuivant lesquelles lcs rayoflS° doivent passer, etant presque infinies, il n’est pas poffible, si les corp sfönt solides, c’cit-a-dire, fi leurs particules ne lont pas en motivC'ment, que les conduits, qui doivent etre auffi presque infinis, fie s’öp'potent autant au passage des rayons qu’ils y peuvent etre fa vorabis’parce qu' etant Necessaire que ces conduits soient droits 6c continuis’ils permettent le passage d’un fens , ilsrioivent l’empecher de l’auttffens, un canal droit de fubstance solide 6c continu n’etant pas cap a 'ble de donner passage que selon sa direction.

Car on ne peut pas dire , qu’ il n’est point Necessaire que chaq#rayon qui vient droit ä notre ceuil paste par des conduits droits $cominus , 6c que cela fe peut faire de meine que la pluye dont tout#les gouttes , qui tombent droit 6c ä plomb für une eponge , en tot'tent 6c en tombent droit auffi 6c ä plomb , apres avoir passe au ttt'vers de fes pores, quoiqu’ ils soient tortus 6c interrompus. Et ce q IJtfait que cette comparaifon ne prouve rien , c’est que la rectitude #la direction des gouttes, qui tombent fous l’eponge apres avoir päß" eau travers , ne depend point de la direction que les gouttes ont #tombant droit dessus , mais feulement de leur pefanteur , qui leurreprendre leur premiere direction , de forte que si des gouttes etoie#poussees horizentalement contre le cote d’une eponge , elles ne fort 1 'roient point horizontalement de l’autre cote; ce qui fe fait neanmoi IlScn apparence dans les corps tranfparens , oü les rayons qui les frapp# 1d’un cote continuent leur action par-delä le cote oppofe toüjoct sen ligne droite. Et pour faire que ce qui passe par des conduits torttfSsortit droit ä l’opposite , il faudroit fuppofer que depuis la premisouverture , par laquelle les corpufeules qui fönt la lumiere entrentjjufqu’ä la forti e chaque conduit füt continu , bien ferme tout dulong, 6c d’une fubstance solide comme eile est dans le tuyau d’une fofl'jtaine : autrement il n’y a point de raifon pourquoi les corpufeules Coi'tissent droit ä l’opposite de leur entre plütot qu’ ä cote<

Il ne fert de rien de dire encore , que les corpufeules ont un motf'vernent different de celui que la pefanteur donne ä tous les corps, cCmouvement leur etant imprime par le foleil, qui les fait s’epandre to#ä l’entour s car ce mouvement de ces corpufeules etant pareil ä celui d£tous les autres corps, qui continuent ä avoir le mouvement qu’ils ofl tune fois regü , ils ne le reprenent point quand il a ete interrompu, 6ce qui l’interrompt ne lui en redonne un autre , ainsi qu’ il arrive dasl sla reflexion , par le moyen de laquelle (ainsi qu’ il est explique dai^

, leTraite fait für ce fujet ) les corps qui fe rencontrent s’enfongant fflU'tuellement, 6c retou'rnant par la vertu de leur ressort ä leur premi#etat, ie corps reflechi reprend un nouveau mouvement, qui contim#le premier, nonobstant f Opposition du corps für lequel la reflexion * efa.it. Or il n’y a rien dans le passage , qu’ on attribue aux corpufeu'

les