6zr DE L’ENDURC. DE LA CHAUX. II. PartiE-
Car il faut concevoir que les parties, qui font Ia concrecion indistd'
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lait qu’ui-, luble des substances dans lesquelles elles font melees , font compofe eS
corps n’eltp- ' ... - . - ' —
pas disso-luble.
La chauxse changeKc retour-aeenfinen terre.
d’une grande quantite de corpuscules deliez , mais formez avec desfaces piares &c egales > que leur subtilste les fait aisement s’insinuer danstoutes les poroiitez des substances qu’iis font capables d'endurcirj &que leurs faces plates les font appliquer a edles de la furface internedes porositez qui fe rencontrent dans les corps tendres & dissolubles ;& il faut fuppofer que ces porositez fe rencontrent dans ces corps,parce que leurs parties ne font jointes qu' en tres peu d’endroits par d £Sfaces plates & polies, mais qui ont neamnoins une liaifon asses fbrrepour empecher que toutes les autres parties n’ayent la liberte de s’ap'procher les unes des autres) comme il arrive quand da fel est mis dansune mesure fans la remuer & fans la fecouer; car il demeare beaucoUpd’intervalles vuides, a caufe qu' il y a plusieurs des grains cubiques q 1 ’ 1ne fe touchent que par leurs angles* St que quand on fecoue la mefurc,les grains changeant de situation viennent a fe joindre par leurs faces,St diminuent les intervalles) en forte qu’il faut concevoir que les caU'ses externes, qui procurent un remuement capable de donner la libei‘t eaux corpuscules tant volatils que terrestres, pourvüs de faces plates,de s’arranger St de s’appliquer les uns aux autres , font capables d ecauser la concretion des corps, foit que cela arrive par Paction duqui introduit des corpuscules ignees, ou par le moyen de 1’eau qui de'tache les parties volatiles , St qui les mele avec les terrestres , en l e ?pouslant St leur donnant les mouvemens Necessaires a la rencontre & aPapplication m rituelle de leurs faces plates.
XIX. Comme le mortier va toüjours s’endurcissant , (ainsi qu’il ®ete dit) il est vrai austi qu’ apres etre parvenu au plus haut degre dedurete, il redefcend pour ainsi dire de meine , St fe remet inlensibl e 'ment en Petat ou il etoit premierement, en forte que les matieres qu’ 1contient retournent a leur premiere nature; c’est-a-dire, que les pst* - 'res dont la chaux est faite, St les petits cailloux qui compofentfable, redeviennent terre par la perte qu' iis font de ces substances stssphurees, par lesquelles les particules de la terre avoient ete liees p°. ulla faire devenir pierre, lä longueur du temps etant capable de produi sßce que le seu qui cuit la chaux a accoutume de faire en peu d’heur eS ’lorsqu’ il fait sortir des pierres les parties volatiles St sulphurees qui e(lfaifoient la durete. On fgait que cela arrive dans les anciens batim^loii l’on void des arbrisseaux naitre St fe nourrir du mortier qui a etCchange en terre. Et la pierre austi fe change en terre par Pactionsoleil, des.pluyes, St de Pairj ainsi que 1’experience le fast connoiss edans les allees des jardins couvertes de recoupe de pierre St de &hl Cjou 1’herbe vient de meme que dans la terre ordinaire.
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