6s6 DES E Ä U X. II. Partie.
a trouve plus commode que la balancc , qui ne marque päs des diff e "rences fi manifestes que l’araeometre , qui est une perire fiole de vertfchargee par le bas avec un peu de mercure , 8c ayaut un long col &fort etroit, divife en des degrez fort petits , 8c elargi 8c piat par eU'haut pour y pouvoir recevoir des pois. Cette fiole etant mife das* 5l’eau , que Ton veut pefer, s’enfonce plus ou moins avant, ou ave cplus ou moins de facilite, selon que l’eau est plus ou moins legst'S-car on peut fe servir de cet Instrument en deux maniere $ la premisest de mettre für le haut du col qui est elargi autant de petits p° lSqu’il en saut pour faire enfoncer jtifqu’ä une certaine marque j pat' ceque plus l’eau est pefante, 8c plus il saut de pois pour faire enfofiC£*jufqu’ä la marque ; la feconde maniere est de laisier enfoncer la fi <d elans y ajouter des pois, 8c observer jufqu’ä quel degre eile enfoncCjle plus grand enfoncement faifant voir für le col de la fiole, ou l eSdegrez lont marquez, que cette eau est la plus legere. ,
ia subtilke On a employe quarre moyens pour connoitre quelle est la tenu’st edes par- 8c la subtilste des parties de l’eau, qui font,d’obferver la facilite qu'cbues, le a ä etre echauffee , ä blanchir le linge , ä dissoudre le savon , &®cuire les legumes. Nous ne fqavons point que les trois premieres d £ces preuves ayent jamais ete pratiquees, quoiqu’ elles nous ayent pa rl *avoir pour le moins autant de certitude 8c Beaucoup plus de precifi o(!que les autres.
qui fe peut E'epreuve de la facilite que l’eau a ä s’echauffcr , que l’on a fiü^connoitre par le thermometre, a marque des differences fans comparaifon plu?par la fa- Pemarquables que celles que l’on a faires avec l’aracometre , ou la du'C u’ t elle a a ^ crcnce de la plus pefante eau ä la plus legere a fair voir des differeU's’echauf-' ces si petites, qu’ il est tres difficile de les connoitre qu’ entre les eau*fer, qu’ on fgait d’ailleurs etre fort? 1 differentes en honte. La maniere d ßcette premiere preuve est teile.
que l’on Deux thermometres fermez, chacun environ de deux pieds de lofl&connoit ont ete attachez enfemble cote ä cote Tun de l’autre für une rnetflfpar une pi änc he , pour etre rectifiez en cette maniere. On les a exposez ®maniere froid pour les faire descendre autant qu’ il est possible , 8c l’ofl ®de ther- marque für la planche l’endroit ou chacun est defcendu. Ensuite 00mometre.a plonge leurs boules dans un meme vaisseau rempli d’eau un P £l1chaude, 8c ayant marque für la planche le lieu de leur plus haute &° 1 }'tee, on a partage l’efpace que chacun a parcouru depuis le lieu de*®defcentejufqu’ä celui de la montee en cent parties egales: carainsi ajuftez, une meme chaleur les a toüjours fast monter 8c pau eienfemble par les memes degrez. Et cela fast conclure qu’unechaleur les dost faire monter ä des hauteurs differentes , selon qu' d /a une plus ou moins grande facilite ä s’echauffer dans les eaux que l’ 00compare enfemble , ainsi qu’ il fera explique dans la fuite.
On peut dire ä ce propos, qu’il seroit ä fouhaiter que les Oovri el .