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DE LA TRANSFUSION
& que cet artifice n’a pas un moindre fucces dans les corps des ani'quand pour la reparation d’une partie mutilee on lui joint un evivant e avec laquelle on tient qu’elie s’unit asses facile'
maux.
partie
ment.
ll est fa- Ces raisons neanmoins, quand elles ont ete examinees, n’ont pfeile de le f a i re croire qu’il y eüt grand fondement aux efperances que Pon avorteti-uue. oon^ues de cette substitution de fang j Lc la methode , dont on dftque Medee se servit pour rajeunir son beau-pere, a femble moins fabtf'leuse & plus probable ; puisque cette judicieuse Operatrice ne pretesl'doit pas de renouveller le fang d’ALfon en lui infufant seulement dt Ssues medicamentez dans les veines dont eile avoit tire le vieux fangrmais qu’elie saisoit consister le principal de fa cure dans la vertu dctremedes qu’elie lui fit prendre par la bouche:.
——— —— - veterem nam exire cruorem'•
Passa , replet succis , quos pofi quam combibit JEfim^
Aut ore exceptos , aut vulnere... -
si les par- Car la comparaison de Tenture des arbres ne peut etre reque , bieU'ties des que la confequence que Ton en tire Ibit asses vaifonnable , y ayant ap's’un[(Tent P arence ^oe si un corps vivant admet Tunion d’une partie etrangere,| ea celles* 1 ^ uc nourriffier pourra ä plus forte railbn s’ac commoder d’un fuc etraRg er >des amresmais si Pon considere la grande difference qu’ il y a entre la nourritw'6plantes; des animaux & celle des plantes , il n’y a. pas apparence que la vegeta/
il ne se
tion en general , qui esi la seule chose en quoi iis conviennent, pMsonder une confequence pour la maniere de vegeter , qui est- partie 11 'liere a Tun & a Tautre : car il est constant que la Nature n’appoi' ce
fait rien point pour les plantes'ce foin & cette exactitude qu’elie emplove p 1
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deteldans ] e ^
les animaux,
animaux
. dans les actions desquels eile fuit toujours un meme
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os'
dre ; ce qui if est pas requis dans la nourriture moins parfaite , teil 5qiTest celle qui suffit aux plantes, dans lesquelles on void que la racis’.qui leur fert de bouche & d’estomac , ou meme de coeur , n’est poWune partie dont la structure & le temperament ait du avoir quelq^chose de si exquis & de si particuiier , que fon action ne puiiTe ^fupplcee par une autre partie, comme il fe void que Tecorce du tr 011&.des branches le fait , lorfqu’erant abbreuvee de la rosee, esc e!inourrit la plante , & meme eile produit & pousie des vacines, si T 0 ^casion s’en prefente, par Tapplication de la terre , comme on void arriver si Ton enferme une branche dans un vase qui en foit rem pii.parce que II n’en est pas de meme de la nourriture des animaux, qui est ükurs son- a $; on ß parfaite, que s’il manque la moindre des chofes que laNat^a accoutume d’y employer , Touvrage ne s’aeheve point j jusque^meme que les defauts des premieres coctions ne peuvent etre re P 3 ' iepar les fecondes : car comme la construction excellente d’un Pala^* \ g -peut etre faite que des materiaux taillez Lc appropriez a fa struCttt^particuliere, & qu’ au contraire des cabanes fe batiffent de pierres t
•ctionssont plusparfaites,