A MONSIEUR MARIOTTE.
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^ l1 !ie mauvaise disposition naturelle , est une des caules de la foiblesse^ la Vüe j & qu’en ceux qui ne voyent pas bien distinctement Ies^“jets eloignez , on peut autant accuser le manque de cette polissurete la Retine, que la foiblesse des efprits visuels, ou la disposition peuc otninode du Crictallin. Car il est a i se de concevoir que 1’imaginedes^hoses eloignees ne pouvant etre recue que fur une tres-petite portionI e l’organe , il n’est pas poffible , si la furface de cet organe est inega-ie ) qu’il recoive comme ii faut un assez grand nombre de rayons ,P°tU' avoir 1’imprestion de toutes les particularitez de cette i mage ; Lc^>'au contraire toutes ces particularitez font aisement reques fur unePuis grande portion, ainsi qu’il arrive quand 1’objet est proche.
. Cela etant ainsi, il faut remarquer quelesrameaux des vaisseauxqui*. 0ri t dans la Retine, ne font point capables de caufer aucune inegalste^ns fa furface; parce que ces vaisseaux se glislant dans fon epaisseur ,' 1jS font recouvcrts par fa derniere furface , qui conserve aisement faP°lisiure, a caufe de la disposition de fa fubstance , qui se trouve fortc °tnmode pour produire cette egalite : car eile a une moleste 8c une^’seosite glaireuse - par laquelle eile prend la forme de la furface de■humeur vitree, qui communique la polissure que tous les corpsliqui-( ' es homogenes ont ordinairement ä leur furface $ ce qu’elle fait en-^te par lc moyen de la membrane qui 1’environne , dont la polissure^ 1’egalite la fait appeller vitree avec beaucoup de raifon.
Il faut demeurer d’accord que cette egalite manque äla ChoroideScce de faut la rend mal propre a recevoir 1’impresiion des efpeces.^ais eile en a encore une^utre bien considerable, qui consiste dans la^ture de fa fubstance,qui est tout-ä-faitdenuee des qualitez necessai--* e s a un organe, tel que doit etre celui de la Vision : car cette actione faifant par unattouchement incomparablement plus delicat que n’est^lui de tous les au tres fens, fon organe a du auffi etre pourvü d’üneplicatesse qui le rend it permeableaux efprits les plus fubtils, obeif-^ aux impreffions les plus legeres. La Retine a toutes ces qualitez
, n Un souverain degre , puis qu’elle n’est autre chosc que la fubstanceCerveau , laplus molle Sc la plus delicate de toutes les parties du.J°rps, qui ayant ete endurcie pour former leNerf-optique,a qui cet-^sermete etoit necessaire pour passer par un assez long chemin , £cPenetrer les os du Grane , reprend fa premi ere delicatessc, Lc merae-acquiert encore une plus exquise, lors que le Nerf-optique devient:e °ttinae fondu, dissout, Lc etendu dans tout le fond de 1’Oeil.r, .Cr la Choro'ide n’a aucune de ces qualitez; Lc si eile est une produ-sT l0 u de la Pie-mere , qui ä la verite est une membrane fort delicatev- f°rt subtile dans tous les autresendroits du Cerveau, eile perd cettepUalite dans POeil, oü eile est fanscomparaifon plus dure Lc plus epaisse siü’ailleurs ; Lc outre cela eile a une fubstance Lc un ulage qui la rend:Qtit-a-fait incapable de la scnsibilste subtile que la Vision requiert. Les-
equiert.
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