A M O N S IE U R M ARIOTTE. : 684 i;
Fendre ni mes raifonnemens, ni les fai ts que je fu ppofe; & les Savans,particulierement les Seclateurs de h Nouvelle Philosophie, erant pre-Ve nus, comme iis sont, en faveur de laRetine, chercheront loujours^elque nouvelle difficulte ä m’opposer.
„ Tout ce que j’ai pü dire, ou ecrire surce sujetjusques ici, n’a per-ede que fort peu de personnes; & la nouveaute , qui est ordinaire-^nt si bien regste, ne m’a pas ete favorable en cette rencontre. Je^ nie rebute pas pourtant > je trouve ma cause trop bonne pour l'a-Pandonner; St quoique vraissemblablement j’aye epuise tout ce que je»avois fur cette matiere dans ma feconde Lettre a Monsieur Pecquet^Wreste encore plusieurs raisons assezbonnes pour oppofera cellesqueJ°us employez pour combattre monopinion. J’avoue, Monsieur , que' a plupart de vos objections sont tres-fortes, St tres-ingenieusement^ventees: mois je ne les trouve pas convaincantesj St jecrois pouvoirElement les resoudre, St vous eclaircir suffisamment de vos doutes.
Toutes les difficultez que vous me faires peuvent fe reduire ä troisPrincipales.
La premiire , que les vaisseaux remplis de fang qui sont dans laRetine,e sopecheroient la Vision , si la Choroide en etoit le verkable organe.
La feconde , que la Choroide n’est pas propre ä cet usage, pour plu-neurs raisons, dont les principales sont; qu’elle est nrboteuse, St ine-Ealej qu’elle est trop dure , St trop epaisse ; que les vaisseaux pleinsh e Lng qui s’y repandent, y laissent une crasse & une »oirceur qui* etnpeche de bien recevoir 1’impresiion de la lumiere; & que cetteMembrane n’a point.de commerce avec le Nerf-Optique.
La troifieme , que la Retine est tres-propre pour. etre le principal Or-gane de la Vision, St queTuppofant cette verite, il est facile d’expli-Suer le defaut de Vision qui le fält fur la base du Nerf-Optique, parr'une ou 1’autre des deux causes que vous apportez.
Pour fuivre le meine ordre, je diviferai mareponse en trois parties'
Dans la premiere, jeferaiyoirque les vaisseaux de laRetine, St leur^i/position , fournissent despreuves tres-fortes pour etablir mon opi-^ion, bien loin de la detruire.
La deuxieme contiendra plusieurs raifons St experiences pour prou-q ue ] a Choroide est tres-propre pour 1’usage que je lui attribue,^°nt les plus considerables sont; qu’elle est tres-polie , & egale , Sc^nllement raboteufe; qu’elle n’est ni dure, ni epaisse , maissouple Sc^eliee, ä fort peu pres comme la Pie-mqre dans le Cerveau ; que les^aisseaux pleins de fang dont eile est traverfee, aident a la Vision, bienL>in de lui nuire; que la noirceurqu’ils y laissent, St dont eile est en-gste 8t penetree, est necessaire pour la rendre fuffilamment sensibleimpreffions de la lumiere j St qu’elle a une parfaite communicationa Vec le Nerf-Optique, St avec le Cerveau.
Dans la troifieme St dernieve, jetacheraidefaireconnoitre que la Re-< Rrrr 6 tine