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Machine four empkher que les gros cables des aneres ne soieni
facilement rompis.
TÄb.YII. iHE n’est pas sans raifon que 1’ancre est le lymbole de 1’esperance,.V-y puisque-ibuvent c’est de cet instrument aue depend le salut d’unvaifleauj & c’est pour cela qu’on apporte tanc de soin a bien forgerles aneres pour les reridre sortes, & qu’on les attache a des cablesd’une grolfeur prodigieuse , pour les r end re capables de resister auxefforts terribles, que Ia pesanteur enorme d’un vaiffeau qui est en bran-le sait ordiriairement pour les rompre. Ces cables cependant, qui sontd’une tres grande depense & d’un etrange embarras, ne se trouvent leplus souvent pas asses sorts; Le iis pourroient etre moins gros 8c moinssujets a etre rompus, si l’on y apportoit les precautions que la Mecha-nique peut fournir, & que Tön employe utilement en d’autres ren-contres pour le meme e stet.
Comme il est constant que le principal e stet des efforts qui le sontpar le mouvement depend de sa vitesse , il s’ensuit qu’il n’y a point demoyen plus seur d’empecher son effet que de diminuer cette vitesse j>Texperience sait voir qu’il y a des choses, qui bien-que foibles ne luis-sent pas de resister davantage que d’autres plus fortes. Un ballot de'laine resiste a un boulet de canon qui perce un mur; le sait est avere,.& la caule n’en est pas difficile a comprendre, si 1’on considere que lamaniere differente dont le ballot de laine & le mur regoivent le bouletest cause de reffet different qu’il y produit: car le mur est rompu,parce que sa durete sait que toute sii resistance s’opposant d’abord ätout l’effort du boulet, c’est-a-dire, a tout son mouvement, il estnecessaire que le plus fort l’emporte. Mais la mäste du ballot, quoiquemoins forte en eile-meme que ceile du mur, resiste davantage ä causede sa maniere de festster, qui sait que d’abord eile ne s’oppose qu’äune partie du mouvement du boulet, qui ne sgauroit etre si peu di^minue ä l’abord , qu’il ne perde bientot toute la force , par la raisof*que la seconde resistance etant pareille ä la premiere , & le second es"fort etant moindre que le premier, il arrive necessairement que l’usl'cede bientot ä l’autre. Et c’est en cela que l’effört des choses pous'fees par des caules externes est diminue par des obstacles quoique sei"bles quand ils fönt reiterez, & que cela ne leur arrive pas quan^ eile 5fönt remuecs par une cause interne , teile qu’ est la pesanteur , quimeurant toüjours la meme & surmontant toüjours ä-peu-pres les ML"mes obstacles, tels que fönt ceux de l’air , nejegoit aueune diminu-ti on dans ia vitesse du mouvement qu’elle cause aux corps qui toM"beut.
Ces raisons peuvent stire eroire qu’il n’est pas impoffible de poNt"voir aux inconveniens de la rupture du cable des ancres , laquelte ai'i'i"
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