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Tome second.
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DES FONTAINES, I. Parti*: 749

aux embouchures des sources qu’elle fit couler, etant poustec par tei-le qui etoit au desl'us d’elle ; & que c’est de cette faqon que les four-ees St les Fontaines fönt produites fur la Terre.

Reflexions für Vopinion de Scaliger.

D E la moniere que Scaliger exposesopenfle , ilsautysupleer leaucoupde choses qu il ne dit pas. II ne parle point des diminutions ni desaccroijfemens des Fontaines. Il ne parle point aujfi du dejfalement des eaux.de la Mer , ni de beaucoup d'untres difficultez qu' on pourroit trouver dansfon opinion mais s'il ny avoit que cela ä redire , il feroit aise de le sup-pleer en faveur d’un personnage comme lui , fi savant en toutes chofes. Ijsprincipal manque au fyfieme qu' il propofe : car quand on le lui accorderoittel qu' il 1 ’etablit , fims examiner , pour fon honneur , fi. ce creufement de laFerre pour y recevoir des eaux pour faire la Met ', a pü faire monter hspremier es eaux plus haut qu' elles n’etoient au commencement , quand elles-etoient en leur lient naturell comme il Vappelle il n'est pas poffible que Teaude la Mer piit monter au- haut des montagnes par la feule pefanteur de cetteeau hors de fon lieu naturel , pource que cette pefanteur ne püt operer qu' unsimple equilibre ■ avec lautre ; c’efi d dire que celle qui efi poufsee ne monter apoint plus haut que la superficie de celle qui la pousje : 6? comme cette super-ficie n'efi point plus haute que les rivages de la Mer , eile ne poufiera de1 'eau que jusques ä cette hauteur. Cette veritd efi cmfiante & ne meritepoint d’etre prouvec.

CARDA N.

C Ardan est aster empeche fur cette matiere, & avant que d’en direfon avis, il resute quelques-uncs des opinions que nous avons de jaraporteesj 8t considerant la quanti te etonnante des eaux des Fontaines'& des Rivieres , & la maniere dont on pretend qu’elles font eleveesau haut des montagnes , il dit, qu’ il n’y a-pas d’aparence que le re-flux de Ia Mer pulste cbaster des eaux jusques au haut des montagnes,comme quelques-uns le disent 5, puis qu’iln’y a point de raifon pour-quoi ces eaux avant que de parvenir en ces hauts lieux, ne pu i stent pass’echapper d’un cöte ou d’un autre par tant d’ouveriures qui font dansla Terre, & cela d’autant plus facilement, qu’etant pousiees avec vio-lente , elles doivent chercher naturellement leur liberte : & que lemouvement de ce reflux , devant etre fort violent pour cbaster deseaux si haut & si loin , donneroit un ebranlemeiu a tonte la Terre.De plus, qu’il ne devroit point y avoir de dimmution dans le coursdes Fontaines, puis que le reflux est ordinaireinent egal. 11 foutientausti que depuis le tems que cette circulation fe fast , la Mer & les Ri-vieres devroienc etre fechees par la chaleur du Solei!. 11 dit auffi qu’:l

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