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Tome sixieme.
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458
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Partie III,

458 De ia Philosophie

gieux doivent être rares : auíli on a observéque, pendant près d’un siècle , on n'avoirbanni qu'un seul homme ; c’étoit un prêtrecoupable du crime de l’intolérance.

Les Pensylvains, si fidèles h la nature, n'ontpoint à se plaindre de ses rigueurs : leur climatest tempéré : ils habitent une terre qui s'ouvreaisément à la culture : pour la population , elley est égale à celle de cette Scythie que Jor-nandez appelloit la fabrique de l’espèce hu-maine. Penn, en 1681 , y avoit amené deuxmille hommes; &tfn ij 66 on y comptoir 150mille blancs ; nombre qui doit s’êtrê accruencore, puisqu’il double tous les quinze ans ysuivant les calculs de Franklin, le Newton dcl’électricité.

La colonie de Penn a un moyen de s’accroî-tre que ne peuvent avoir les autres peuples desdeux continens : elle regarde la guerre commeun crime de lèse-société. Lorsque dans la der-nière guerre onJui proposa de s’armer pourdisputer à la France les déserts glacés de Í’A-cadie , elle refusa. Les hommes , dirent seschefs, font des more taux d'argile qui fc bri-*