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Tome sixieme.
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474
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Partie III.

474 De iá Philosophie

Le clergé a eu long-tems en France l’auto-rité politique , dont les souverains seuls de-vraient être dépositaires (iz) ; avec cette auto-rité il a acquis des richesses immenses; dans lafuite les lumières font venues; on lui a ôtél’autorité, & on lui a laissé les richesses : il s’agi-roit d’examiner maintenant lì avec les ri-chesses il ne lui fera pas aisé de recouvrerl’autorité (b).

Le grand but des réformateurs des cultesdoit être de faire des prêtres une nouvelleclaíle de citoyens.

Comme il est absurde d’avoir deux patries,il faudroit achever de tirer le clergé de la dé-pendance des papes ; il faudroit qu’un habitantde la France ou de l’Efpagne fût Espagnol 1

( a ) Voyez les constitutions de Clotaire, à Tannée 560,,ait. 6.

{b) On a calculé qu’if y avoit en France treize centsabbayes , quinze mille chapelles » douze mille prieure's *quinze mille couvens, & trois cent mille hommes, vivantdans le faste , ou au moins dans Taifance , du bien de Té-giife i quelle ligue formidable ne feroit pas contre lestrônes cette armée de célibataires , s'ils ceíToient uîiment d’être citoyens ?

A