ALDE ci-devant Languedoc . PYIUiM’ES'ORIE>TALES ci-devant roussillon.
281,088 HABIT AMS. — 300 LIEUES GÉOGRAPHIQUES CARRÉES. 164,325 HABITANTS. - 220 LIEUES GÉOGRAPHIQUES CARRÉES.
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RÉGION DU SUD-EST
départeme nts.
ASPECT PHYSIOLOGIQUE
DU PATS.
I.e département des Pyrénées Orien-tales farine nn vaste amphithéâtre semi-circulaire et ouvert à l’est sur la Medi-terranée. Ses côtes sont liasses, coupéesd’étangs et sablonneuses, si ce n'est versles Pyrénées , où se mollirent des rorliesdifficiles. Une plaine vaste, riclie et belle,ipii débouche de plusieurs vallées encoreplus riches et toujours vertes, tandisqu’elle est souvent brûlée du soleil, suc-cède à ces côtes. Tout ce littoral est trèsfertile; ses coteaux portent des vignoblesrenommés, l.es montagnes qui le bordentsont presque toutes couvertes de boisassez peu élevés; les sommets de plu-sieurs se couronnent de neiges éternelles.Elles ne sont point riches en pùlurages,mais toutes leurs vallées arrosées sontforlbcllcs.On remarque siuTôulcolle de laTel, principale rivière du département.Celles de Carol, du Tech, ne sont pasmoins belles ; une végétation toute mé-ridionale s’y développe, vigoureuse etpuissante ; il n’est pas rare d y voir desliâtes tontes composées de grenadiers.
Ce pays a quelque chose de ce que l’onraconte des pays monlueux de l’Espa gne : population belle, hardie, ma s dé-daigneuse; hameaux et villages solitaires,pauvreté à l’intérieur, luxe au dehors,sobriété de fait et apparence de prodi-galité, le plaisir avant le travail, peud'instruction, mais des facultés très heu-reuses; villes p us célèbres que vraimentimportantes, votlü ce que l’on y rencon-tre. la; peuple parle d’ailleurs la languecatalane. appelée patois du itoussillon ;il est à peu près étranger à l’industrie.Un bon quart du pays est inculte.
PRODUCTIONS AGRICOLES
BT MAMJFACTU1UKUE3.
CHEFS-LIEUX.
Dos fruits excellents vers le littoral, etdans les vallées, «ranges, citrons, olives,mûres; des céréales abondantes, de lasoie en petite quantité; beaucoup demiel et de cire ; des bois peu importants,mais d'où l’on lire une abondance deliège recherché, des pâturages où l’onélève beaucoup de chèvres de fort bellerace et des mérinos; quelque peu dechanvre et de lin; de bons légumes secs,des vins très abondants, quelques-uns (deRiresallcs et de Collioure ) renommés; viebons chevaux dans la partie du departe-ment ci ne l 'on nomme Cerdagne : voila
les Pyrénées orientales , quant a l'agri-culture et à ses accessoires.
Elles ont vie très bonnes mines de fer,vie l'argent, du cuivre, du plomb, debeaux marbres, un nombre étonnant desources minérales et six grands établis-sements d'eaux thermales fréquentées.On y trouve près de vingt forges dites àla catalane, quelques rubriques de grosdraps, beaucoup d usines, des lilaluresde soie, des fabriques d’huile, des pa-peteries, de nombreuses distilleries, destanneries.
Les habitants des côtes se livrent àune pèche de sardines, d’anchois et dothon très productive. Les arliclcs de com-merce sont principalement les produc-tions du pays, les fers qui sont d’une ex-cclleiite qualité, les laines. Ce commerceest important, vpioiqu il n’ai! pour l'acti-ver qu'un seul port, celui de Porl-Ven-dro, et soit sans rivière navigable. Levoisinagede l’Espagne le favorisait beau-coup, il y a peu encore, et l’on tient direque nos relations actuelles avec la l’é-.niiisnle sont pour lui une vétilableruine.
L’élève des troupeaux a dans le dépar-lemenl des établissements très remar-quables. Lu bergerie royale de Perpignan est la plus belle vie France .
Situé sur la Tet dans une posi-tion forte, partie en plaine, par-tie couvrant le penchant d’unecolline au passage de la seulegrande communication orien-tale vie France on Espagne ,Perpignan est une ville de guerreet de commerce importante : sesremparts forment une promenadeagréable, la citadelle, qui dominela ville entière, «si très forte. Unebelle esplanade plantée d’arbress’étend entre elle et la ville.
16,000 habitants.
Perpignan a désétablissementsscient iüques et littéraires, nom-breux et distingués. On remarquesa belle cathédrale, la prison go-thique appelée Donjon ou Uas -tels, située dans la citadelle, etquelques belles rues dans l’inté-rieur de la ville.
La bergerie royale que nousavons eilée, contient depuis 1819,beaucoup de chèvres cachemire.
CHEFS-LIEUX
d'ariioisdisseuent.
CEIIET,
Petite ville de 3500aines, i>rès du Tech, aupied des Pyrénées , oùl’on remarque une fortbelle foui aine et unpont hardi (l'une seulearche ayant 138 piedsd'ouverture. S.
sur la Tet, dans unebelle plaine fertile etde même population.Un grand nombre d'é-tablissement s métallur-giques l’avoisiiienl. Onadmire la richesse deson église. S. O.
I.e déparlcincn* de l’Aude est monta-gneux; il a,ail sud, plusieurs ramifica-tions des Pyrénées , entre autres les Cor-bières. Au nord, les derniers chaînonsdes Cévcnncs vont en s’abaissant vers lavallée de l’Aude . Cette rivière divise ledépartement en deux parties presqueégales ; sa vallée est fertile et souvent trèsbelle, presque-toujours variée. La côte dela Méditerranée.qui forme la limite estdu pays, est liasse et presque droite, sanshaie ni rade, exposée aux vents les plusviolents. Des lagunes ou étangs, si com-muns sur les rôles de celle nier, la cou-pent eu plusieurs endroits. Celui debayes, le plus considérable, forme mêmele seul port de la côlc, appelé de la Nou-velle. Kn général, le département del’Aude est riche, ses plaines sont fertiles,scs rôt eaux, ses collines, bien exposés,portent partout des vignobles excellentset considérables Cependant, un bonquarldu pays u’csl point cultivé. Dans lesmontagnes, 1rs forêts occupent encoreune très grande clemlue. Quant au com-merce, le canal du Midi, une industrietrès ancienne cl remarquable, un sol fé-cond en richesses minérales el en produitsagricoles, le favorisent singulièrement.
La population peut se diviser enquatre populations parlirulières : celledes Cévcnncs, pauvre, mais contenir dece qu’elle a; celle des Corbières , plusaisée, mais aussi plus industrieuse ; celledes plaines, aristocratie du pays, plusinstruite que d’ordinaire, portée au luxe;celle des côtes, presque toujours à la pê-che ou occupée aux travaux des élaiigs,ignorante, mais économe et probe.
L’Atule exporte chaque année un excé-dant considérable de froment cl de seigle,d’orge, d'avoine, de maïs, de millet. Ellea de fort belles prairies et des troupeauxde bêtes à laine très nombreux. La \ ignéy occupe une étendue en rapport avecla cnil lire des céréales.Ses produits four-nissent à nue distillerie énorme: parmieux la blanqnettcdescoteaux de Limoux el l’eau-de-vie dite du Languedoc , sonlles plus renommés. Les environs de Nar bonne , el les liasses Corbières donnent enabondance un miel réputé, l.es forêtssonl plantées en partie de beaux arbresex s pour la marine.Oncultive avecun' succès sans égal, l’olivier dans lacontrée de Narbonne .
Les richesses minérales du pays, con-sistent en mines de fer exploitées ; enenivre, plomb, manganèse, bouille, mar-bres superbes et très renommés, commeceux de Garnies el de Carealelie, pierreslitliogra s, gypse, elc.jeaux froides
et thermales nombreuses el fréquentées(surtout à Rcnnes-les-Hiiins),sources sa-lées, el salines(près de l'étang de Sigenn).Les l'ers peuvent être mis an premierrang parmi les produits mainifaeluriers;l’acier même rivalise avec celui d’Angle-terre. Les minerais cependant ne pro-viennciil pas du déparlcmenl, mais desPyrénées orienlales el du departementde PAriègc. Ensuite ou doit nommer lesdraperies, les peaux préparées, la bois,sellerie. Les fabriques de drap dei’.areas-sonne, élevées surtout parUolbert, four-nissent chaque année près de 35,001)pièces de draps, dont une partie s'ex-jiorle dans le Levant. Elles produisaientjadis davanlage. Lu fabrication des vi-naigres et des eaux-de-vie est parloiilune occupation importante. Les lilaluressonl nombreuses.
Carcassonne , ville fort ancien-ne et 'célèbre par son industrie,forme deux villes, l'une appeléela vieille, sur une montagne àdroite de l’Aude , mal peuplée, malbàlie et malpropre,- mais riche encuriosités gothiques ; la nouvelle,moins pittoresque mais plus pro-pre, a des rues larges et alignées,desjiromcnadcs riantes ; ses mai-sons exposées ii des vents violentssonl basses. Elle s’étend jusqu’aucanal du Midi , sur lequel elle a,non loin de ses maisons, un beaubassin-
Carcassonne a une place pu-blique remarquable, siluéeau mi-lieu de la ville moderne et ornéed’une fort belle fontaine, ; unecathédrale gothique renomméeparla beauté de sesvilraux, unhôtel-dr-ville d'une belle e >nsl mo-tion, un beau pool suiTAudc.Sniipalais de justice et son théâtreméritent aussi d’être mentionnés.
NARBONNE ,villedclOjLOO habitants,fortifiée, dans une plai-ne superbe mais maré cageuse , sur le canalde la Koubine, fut sur-tout célèbre au tempsdes Romains dont clh’fut la première coloniedans les Gaules à unepartie desquelles >'Sdonnèrent son nom-On y remarque une ca-thédrale-gothique vrai-ment belle. C’esl la villede France où l'on ai*trouvé le jilus d'ins-criptions romaines. Iv
CASTE I.NAUDARY,bàlie en aniphithéâb’eprés du canal du Mil' 1,pes.ède sur ce caih 1 *un 1res beau bassii 1.Ses environs sont fi’ 1 ' 1beaux. Elle n’a rien défort remarquable. Où5compte 10,01)0 habit. 6’
LIMOUX,
sur la gauche de l’Aii6 f !el cuire deux t'élit 1 '
! rivières, esl renomm 1 ' 1 ’
J pour ses vins dits bl:» 1 ' !! qiicllcs.Sasituation *’*
! 1res agréable. 7000 b>
t nP—rmtartticic.vunfUca
RÉGION DU SUD-EST.
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LIEUX REMARQUABLES. '
HOMMES UTILES
ET CÉLÈBRES.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Dans l'arrondissement de Perpignan ; Mer sal-les est une petite ville de 3000 âmes, dont laplaine est célèbre par scs vignobles ; Elue , pelileville sur la Tech, à une lieue de la rôle, a une fortbette cathédrale gothique cl 20110 habitants; Sili ces , sur remplacement de l'ancien Salsulue,près d'un étang considérable , sur la granderoule de Narbonne à Perpignan , tire son nom desources salines; on y voit un fort remarquablebâti par Charles-Qiiiul ; Port fendre, liés pelileville, possède un très beau poil moderne; Col-Home, séparé de Porl-Vendre par une montagneesl célèbre par ses vins; son port est petit el peusûr: ces deux villes oui charnue 3000 habitants;frais de Mollo, sur la gauche de la Tech, à unelieue de la frontière d'Espagne , a 1000 habitausclde fort bonnes formications ; celte pelile villecommunique par un relraneliriiirnt avec le fortde Rcllegarde; Saint-Eaurcnt de Cerdagne ,sur la Tech , dans une position très élevée, nemanque pas d'industrie; stries, sur la Tech,2000 lialiilants, possède une église remarquable
1 ar sou architecture et sou antiquité , et un puitsmiraculeux; non loin se trouve le Eort desBains , qui commande à lu roule de France euEspagne ; Banayts est une petite ville au col dumême nom , à l’est des Pyrénées , seul passagede France en Catalogne , qui, en 1793, dénuée detout aide, repoussa avec mie vigueur presque sansexemple une forte division espagnole.
L'arrondissement de l'rades nous oflVc : Mont-Louis, petite place forte, et la ville de France laplus élevée au-dessus de l’Océan; elle s’étend adroite du col de la Perche, sur un roc qui dominele pont du Tet, 100 habitants; Bourg-Madame,à l’extrême frontière, esl séparée de l’Espagne par la Signe',Pille/hinche, sur la droite du Tel,fut fortilice par Louis XIV .
Jean Rlanca consul urbain de Per pignan , inériteqiar un traiL d'héroïsmequi ra|>pelle l'antiquité, d’être placéau premier rang des célébrités dupays. Louis XI ayant fait mettre àplusieurs reprises le siège devantcette ville qui tenait pour le roi d’A-ragon , elle résista courageusementsons ses ordres et ceux de son con-sul ; mais un jour le lils de Blaneafui pris dans une sortie, el les assié-geants menaeèrenl de mettre à mortce jeune homme, si 1a ville continuaitla résistance. Blanea, malgré les sup-plications du rni d’Aragon même,répondit que les liens du sang ne luileraicnl jamais oublier ses devoirs, elv il sans frémir le meurtre de son en-fant.
Le peintre Hyacinthe, Iliçaud sur-nommé le Van-Divk français ; le savantbénédictin Dont llrinl ; M. Araqo, cesavant populaire, cel illustre .succes-seur vies Lalande el autres grands as-tronomes, appartiennent au départe-ment.
Perpignan revendique encore avecplusieurs antres v illes, le brave géné-ral Duyonmier.
I.e Roussillon, dont le département est en grande partie formé, a pris son nom de l’an-cicinic capitale dos Sardos ( Ruscino ) qui habitaient le pays à l’arrivée des Romains.Déjà il avait été traversé par Annihal. Ce grand capitaine avait campé sons les murailles dela ville d'Elne, alors Illeberis, et que Pline appelait ingentis quondam urbis tenue ves-tigium. Celte Fine fut rebâtie par Hélène, mère de Constantin , mais elle ne reprit jamaisle rang que lui avait enlevé Ruscino, colonie romaine, et qu’âpres la destruction parles Sarrazins au huitième siècle de celle dernière, lui enleva encore mieux Perpignan , oùl’on transféra mi évêché. C’était près de ses murs que Magncnce, proclamé empereur enAlrique, avait fait assassiner Constant, troisième Bis de Constantin .
Après les Romains, les Barbares , Snèves, Alains, Vandales, occupèrent tour-à-tour leRoussillon. Il lit partie du royaume des Visigoths. I.cs Maures s’en emparèrent vers 720.Pepin-lc-Brcf le leur enleva. Louis-le-Pélioiiuaire, alors roi d’Aquitaine , y étahlil descomtes. Le dernier de res seigneurs fut Cérard 11, qui légua son héritage à Alphonse, roid’Aragon, en 1178. Depuis lors le pays fut continuellement disputé, soit parles armes,soit autrement, entre les couronnes de France et d’Aragon ou d’Espagne . Louis XI en fitla complète passagère, mais Ferdinaiid-le-Catliolique en reprit posses-ion pru de tempsaprès. Cliarles-Quliit dépensa des sommes immenses pour fortifier Perpignan .
Celle ville, élevée sur 1rs débris de Ruscino, embellie par les rois Espagnols , si biendéfendue contre Louis XI par ltlanca, fut alors assiégée par le Dauphin, lils de François l' r ,depuis Henri 11, dont la duchesse d’Flainpes lit avorter les projets en prévenant l'empereur.
En 1642, sous Louis XIII , les maréchaux de Schonibcrg el de la Meillcrayc vinrent encoreune fois l’assiéger; el malgré sa force et sa courageuse résistance, elle fut prise et le Rous-sillon fut conquis. Vaulian rebâtit la citadelle édiliéc par Charlcs-Quiiil. Les Espagnols essayèrent vainement de ta reprendre ; ils furent battus sous ses murs en 1793: l’annéesuivante le général Dugommicr, le héros de l’armée des Pyrénées, reçut le coup de mortà la montagne Noire. Les Espagnols assiégèrent alors auss: Bellegardc qui lit la résistancela plus mémorable.
On prélenJ que ce fort occupe remplacement choisi par Pompée pour l'élévation de songigantesque trophée. ,
Porl-Vendre doit sa qualité de ville an maréchal de Mailly, gouverneur du Roussillonsous Louis X \. Ce fut cel administrateur distingué qui fit reereuscr son port, comblédepuis long temps.
Le déparlcmenl de l'Aude n'abonde pas en lieuxremarquables. Nous n’en avons point à citer dansl a. i nmlissniient de Carcassonne , si ce n’est Mont real , petite ville de 3,0(10 aines cl Montolicuautre petite ville assez industrieuse.
Dans celui de Narbonne nous devons nommerIj'ueate, petite ville maritime très ancienneautrefois place forte, el qui cil (590 fut défenduede la manière la plus honorable et la puis géné-reuse contre l»s Espagnols et la I.igue par Cons-tance, femme du gouverneur Barri de St. Auscz,et plus tard par lh-rciilc de Barri son liIs, contreles mêmes ennemis en 1637. 11 faut aussi citer lePorl de la Nouvelle, nu débouché du canal dela llonbiuc, et Sigenn, petite ville tlorissanledc3000 habitants aveqdcs salines importantes. Nonloin de celte ville, Charles Martel délit en 737 lesSarrazins.
Dans l’arrondissement de Limoux , nous Irou-v ons la pelile ville d ’Atct avec son établissementvleaux minérales, et les impm-taiils etahlis.se-niculs métallurgiques des villages de Gincla, deMont fort, Axai, Sainte Colombe, Connosou-°< Liesses 1 autres. Pu s Roquetailtade, village,pairie de Bernard de Moidfaucon.
l-vdui de Castclnaudary contient : Sl.-Pupoul,l’elile ville avec une cathédrale ci auhvlbls unevêclic passablement distingué; Montferrand,Mllage non loin du bassin de Naurouse quioliuientc le canal du midi; Be/pec/i, petite villene 2 a 3000 Jules; Belesta, petit village près du-quel j c trouve la grotte remarquable par lasource dite Fonlainc-d’KsIorbc.
Be pont aqueduc de frcsnel, à une vlcnii-■eue au-dessus de Carcassonne , construit sousempire, est un ouvrage digne des Bomains; il“H franchir la rivière de Feesnel au canal dulen '''"'orque aussi le pont de Cesse sur
miu 1 ' e ca " al lral| chit la rivière du uième
Narbonne donna jadis naissance aupoète soldat Tcrcnlius Vairon; à Emi-lius Arcanus auquel Martial dédia sesouvrages ; à saint Sebastien, l’un desmartyrs des persécutions dioch’Tien-nes; à l’empereur Aurèlc Parus; à l’o-ral eur fronton.
Parmi les illustres modernes du dé-partement, il faut citer le savant Ber nard de Montfaucon , ce grand anti-quaire ; le célèbre médecin Bai lliez el
1 ingénieur Biquet que d’aulres loca-lilés revendiquent; le général Andrcos-sy, aussi brave que savant ; le poêlefabre d’Egiantiue ; le compositeurMondonville.
Le département compte encoreparmi les hommes dont il honore leplus les comlemporains, Soumet etQuirauld, ailleurs d’une des plusbelles tragédies modernes ; les minis-tres du directoire el de l’empire Ha-mel el Dr juin ; les généraux Auditeur,Mirarel , .Vaut y, etc., elc.
Le nom de M. Bartlic, ministre ac-tuel, est mêlé à la plupart des évé-nenienls politiques vie nos dernièresannées.
Narbonne a été la eajiltale de la Caille vraiment romaine, et Pline disait de la Gaule narbonnaise dont elle était la métropole: or n’est pas une province, c’cst l'Italie . LesRomains avaient conquis ce pays l’ail 633 de leur ère sur les folecs Tectosages.
En 636 Lucius Crassus y conduisit la seconde colonie romaine. Narbonne s’élevatrès rapidement ; elle était alors jointe à la mer par un vaste étang, et son port, au diredu géographe Slrabon, devint le premier porl de commerce des Gaules . La ville avait uncapitole, des palais somptueux el 40,000 habitants. En 414 elle passa aux Visigoths. LesBarbares, surtout les Sarrazins, la ravagèrent. En 752, Pépin l’incorpora J la monarchie 1française avec tonte la province; Charlemagne l’érigea en comté. l.«s comtes de Toulousejoignirent plus lard ceromlé au leur et prirent le nom de ducs de Narbonne ou de Septi-maiiic. C’est à Narbonne , pendant la guerre des Albigeois, que le légat du Pape reçutl'amende honorable des seigneurs hérétiques, et condamna le malheureux comte Ray mond VI à être fouetté publiquement. Plus lard la vicomte de Narbonne fut apportée parJeanne d’Albrct J la famille de Henri IV . I.e roi Louis Xlll signa dans celte ville l’ordrequi livrait aux amis de Richelieu de Thon et Cinq-Mars .
Carcassonne , aussi très ancienne, était connue des Romains sons le nom de Carcaso ,el parait n’avoir été alors qu’une forteresse peu considérable ; cependant en 407 elle futérigée en évêché et resta l’une des dernières possessions des Visigotiis. Pepin-lc-ltref lareprit aux Sarrazins qui s’en étaient rendus maîtres sur ceux-ci. Le premier comte quel’on en eonnaissc est Aliba en 819; le dernier futRaymond Trancavel 11, qui céda, en 1247,son héritage à saint Louis. Elle n’cxislait, à celte époque, que dans sa partie liante, en-core très remarquable comme forteresse gothique. Celte partie ayant été prise par Simonde Moulforl dont on voit le tombeau dans Sainlc-Nazairc, l'ancienne cathédrale, leshabitants se révoltèrent en 1262. La révolte fut apaisée et l’on chassa les principauxmeneurs; mais quelque temps après ou leur permit de s’établir près delà ville, ce futl’origine de la partie liasse. Les fabriques de drap de Carcassonne avaient déjà du renomau temps de Louis XL Les sieurs de Saptis eu 1670, M. de Varenncs cent ans plus tard etle grand Colbert, en fondèrent la splendeur.
Caslcliiaudary esl aussi une très ancienne ville ; on l’appelait Sostomagus ■ les Cotlisqui la rebâtirent sans doute après l’avoir détruite, lui donnèrent, dit-on, le nom de Cas-trant arumorum : celte étymologie qu’a pour elle la ressemblance du nom actuel ella secte à laquelle appartenaient les Collis, est neanmoins fort douteuse. Quoi qu’il ensoit, le nouveau château devint peu à peu très fort, cl l’une des conditions de la paix ducomte de Toulouse avec saint Louis fut la dé molilion des ouvrages qui le rendaient le plusredoutable : démantelé, Castclnaudary devint facilement la proie des Anglais en 1355.Fendant le règne de Louis XIII , la faction du duc Gaston d Orléans et du duc de Mont-morency fut défaite sous scs murs par le maréchal Schouiberg.
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