4 RECUEIL
est pourtant certain par i’experience qu’il se ren-contre moins d’obstacle au mouvement de cetcílìeu, lorqu’il ne touche qu’en deux endroits del’appuy , ainíì qu’il fliit en E F , &: que C , estla puissance, & D le fardeau, que lors qu’il estengagé dans la cavité G H.
Mais au contraire si D est la puissance & Cle fardeau & que l’on considéré l’estìeu A agissantcomme un rouleau , il ne rencontrera rien quil’empefche de tourner en s’avançant vers H G,lorsque la puissance D le fera aller , parce quele point qui appuie à l’endroit F le quitte lansrépugnance , & que tous les autres points del’clíieu posant successivement fur d’autres pointsde l’appuy , il n’y a rien qui fasse que les pointsde l’eílìeu ou rouleau ayent de la peine à íè dé-tacher des points de l’appuy, de mcíme qu’iísen ont lors qu’estant serrez contre les endroitsE F ou dans la cavité G H , par la pesanteur dufardeau ôc par l’essort de la puissance 3 il faut quepour les quitter ils les frottent proportionnementà la pesanteur du fardeau & à la force de la puis-sance ; parce qu’il faut que plusieurs parties del’eílìeu passent fur une mefme partie de l’appuyqui demeure immobile. Et c’est par cette raisonque 1 hui le &c la graisse facilitent le mouvementdes essieux & des roues ; car les particules rou-lantes de l’huile qui est entre l’estìeu &c son ap-puy font que ce qui soutient est mobile , parcequ’alors ce sont les particules de l’huile qui fou-