6 RECUEIL
il ne s’agit que de la résistance qui vient de la partde la Machine : car cette résistance est fort grandedans la maniéré dont le levier est ordinairementemployé dans les Machines composées, ainsi qu’ilest démontré, & va encore tousjours en s’augmcn-tant à porportion que le poids du fardeau est aug-menté. Au contraire dans l’autre maniéré qui estcelle où le levier agit comme simple organe , lafacilité à passer d’un point de l’appuy íùr un autrepoint est tousjours la meíme , quelque disserenteque puisse estre la pesanteur des fardeaux.
Il faut donc pour perfectionner les Machines,trouver les moyens d’y faire agir le levier de lamaniéré qu’il agit quand on s’en sert commed’un organe simple & d’y frire agir le rouleau.Ces moyens qui n’ont point encore esté prati-quez, le font fort commodément dans les Ma-chines que l'on propose : car le levier y agitnon feulement de la maniéré qu’il fait quand ons’en sert comme d’un simple organe , c’est à-dircavec peu de frottement , mais il y agit mefmclans aucun frottement : & le rouleau y agit nonfeulement fans frottement, mais dune maniéréencore plus parfaire que quand on s’en sert com-me d’un simple organe, à cause qu’on ne le faitpoint appuyer íùr un plan où l’inegalité qui screncontre tousjours & dans la surface du corpsqui appuyé fur le rouleau, & dans le plan fur le-quel le rouleau passe , apporte de grands obsta-cles à la puistance mouvante ; parce que comme