DE PLUSIEURS MACHIN ES ,&c. n
A'îachine avec laquelle m peut se servir d ungrand tuyau de lunette immobile , par lemoyen dìun Adtroir.
L ’Uíagc des grandes Lunettes pour lesquelleson a des verres de deux & trois cent pieds,elt tort incommode à cause de la difficulté qu’ily a de manier leurs grands tuyaux , principale-ment pour les observations astronomiques parceque plus les Lunettes font grandes & plus les astrespassent viste à proportion. Il y a déja quelque-cemps que l’on a imaginé de íe servir d’un miroirqui renvoyé limage des objets dans le tuyau, quipar ce moyen peut servir, quoy qu il demeure im-mobile. La Machine que Ton propose icy fait fortcommodément tout ce que l'on peut attendre du-ne Machine : la difficulté est de trouver un mi-roir aussi parfait qu’il est nécessaire pour ne pointcorrompre les rayons, ainsi qu’il est malaisé qu’ilne fasse pas quand il s’agitde representer exacte-ment un objet fort éloigné.
Comme il est necessiire icy de suivre les mou-vemens des objets qui changent de place, & queces mouvemens font composez d’inclinaiíon lorsqu'ils font de disserentes hauteurs, & de déclinai-son lors qu’ils se font de droit à gauche ou de gau-che à droit, la Machine fait ces effets par le mo-yen de trois chaffis mis l’un dans l’autre. Le plusgrand chaffisA A& le plus petit BB servent aux mou-
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