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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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deDescartesI. Part. Z;

Méchanique, 8c dc la Statique ne fussent faux ,il étoit íur de l’exécution. Qu’il me servit aver-tir vers ce tems-cy de l’aller trouver, afin queìious puisiions ensemble revoir, & examiner sondessein, íc peut être même commencer » tra-vailler aussi-tôt à la production de son Monde,c’est à dire pour me donner le plus beau divertis-. semeur, dont l’esprit de l'homme soit capable.

I J'atrends tous les jours ses ortfres pour partir. IlI ne tiendra qu-’à vous d’être du volage , m'sjoà-! ta-t'il ík de devenir en un jour plus içavantqueles plus habiles Cartésiens, qui aient été jusqu’àprésent. Voilà tout ce que j'avois à vous dwe.

A peine eût il prononcé ces dernires paroles,qu’un homme de qualité de la Province , forthonnête homme de fa personne , mais qui futolors pour moi un véritable fâcheux , entradans la chambre en habit de campagne, lui ditque son carosse étoit à la porte, & qu’il étoittems de partir. C’étoit une partie de promena-| de pour quinxe jours, qu’ils a voient fait ensem-1 b!e. Cela m’obligea de prendre congé de l’un8e de l’autre, & de me retirer.

| Je ne sçavois que penser de cette histoire : jej n’avoís pas reconnu jufqu'alors pour visionnairecelui qui me la venoit de raconter ; 8c certescette narration me fembloic trop suivie , pourêtre une vision. Je m’imaginaidonc que ce pour-roit Bien être quelque allégorie mystérieuse quicoinprenoit tous les secrets de la secte , dontil me donneroit ensûite ^explication. Je m’apli-quai cependant à lire tout de bon mon Descar-tçs, &j’en vins à bous pendant les quiniejours,non fans qu’il m’en coûtât quelques maux de tê-te, causer par la trop grande contention, quej'apportoís à cette lecture : mais la fuite me sicconuoîtie que tout ce qu’il m‘a volt dit n'étoit

B 6 . nul-