<63 Voia6e ’dw M o ico t »
iiitien paroîtroit dans ces quarriers: ils la pritf-roient de recommander leur» intérêts au Géné-ralissime Morosini, & à la République ; 8c deleur demander qu’on relevât les statues , queles Athéniens leur avoient fait ériger tqu'on ré-tablît l’Academie & le Lycée, avec tous leursprivilèges; & qu on replaçât dans le Prytanéeles marbres, où l'on avoir fait graver la justifi-cation de Socrate , 8c les exécrations dont onchargoit Anitus , & Melitus > qui l’avoientfait condamner à la mort: qu’en casqu’ils pouf-fassent lenr conquêtes jusque dans la Mtcedoi-ne, ils eussent autant d’égard pour Stagyie ,apellée maintenant tiba nova , qu’Alexandrele Grand en eut de fou teins en considrationde son maître Aristote, dont elle etoit la patrie,je fus surpris, nous dit le P. Meriènne , de voirces Philosophes; je n’en ai jamais entendu par-ler ici, & je ne les y ai jamais rencontré dansmes voiages. 11 est bien vrai que j'ai remarquédans mes Commentaires fur la Genefe , quePlaton , 8c Triftnegiste quittaient quelquefoisleur corps, pour contempler plus à leur aise lefou verrai i bien : 8 c que Socrate , au rapportd’Alcibiade.chez Platon,avoit de tems en têtusde semblables extases. 11 est vrai encore , que jen ai jamais crû qu’Aristote eût été assez fol ,pour se jetter dans l’Euripe la tê:e la premiersde rage & de désespoir de ne pouvoir compren-dre le flux 8c reflux de la mer, 8c que bien deschoses, que j’avois lû dans ce Philosophe , montfait soupçonner, qu'il íçavoir le secret de la sé-paration, mais je ne m’étois pas avisé de m in-former, ïì ces Messieurs s etoient servi de leursecret, pour s’empêcher de mourir. Vous ver-rez, ajoûta-t’il, que comme M. D lcartes s'estdéterminé ì exécuter le p-rojet de Ion Monde ,