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Voiage du Monde
„ un, s’il peut être trompeur. j
Là-dessus Aristote fit ses réstéxions. Sçavoir rque Descartes n’avgit plus droit de regardercomme une régie de vérité, cet Axiome , Touáct qu; nous concevons distinShmtnt est vrai ; puisnqu’il le rendoit douteux , par la raison tirée de lai]puissance de Dieu : raison, qui lui paroissoit àforte , qu’il lui étoit impossible , y faisant atten-tion , de ne pas avouer, que, siceDieu vouloit,il ne pût tres facilement faire en forte. que nouinous trompassions dans les choses, que nous con-cevions tres distinctement. Que, supposé cela ,f autre regard qu'il jettoit sur levidencd despto-ijpolirions, ne devoir, tout -u plus, que le faire'balancer: 8c lui rendre probable la vérité de farégie. Qu'il ne devoir pas-même avoir cet effet;puisqu’il ne pouvoir savoir qu’en vertu de l’éví-dence des propositions; régie qui lui devenoíttres incertaine, par ce seul argument, auquel il jlui étoit impossible de ne se pas rendre, quand illy susdit attention. Que la raison, qui le faitdouter de son axiome , quoique fondée sur le jseul soupçon de sexistence d’un Dieu , laquelleil n’a point encore examinée, ne doit pas être pe- \tire, par rapport à un homme , qui suivant sa ‘. Méthode, reconnoît que la puissance de ceDieu, en cas qu’il existât , s’étendroit à tout ,Lc peut-être jusqu’a nous créer tels , que nousnous trompassions dans les choses , que nousconnoîtrions le plus .clairement. Et qu'enfin ilétoit contre toutes les régies de la méthodequ’un Philosophe , qui avoir encore quelquedoute fur la vérité de ce:te propulsion : Toutte que ]t connois dìJiinïUment e[i vrai : songeât àse prouver l’éxistence de Dieu , pour ie déli-vrer de ce doute, Car le moien de se convaincrede l’existencç de Dieu. que par quelque démon-
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