95 Voiage du Monde
te solide qn’elle est, se trouve saisie, faute d'u^ne sphère du feu. j
C est ainsi, que je défendois, du mieux qu’il]m’éroit possible, les intérêts du Péripatérifme ,1lorsqu’enfin nous arrivâmes au Globe de la LuneJJe n'en ferai pas une ample description, parceque d’autres Pont déja faite. Je dirai seulement ,*que la Terre nous parut, en la regardant de laLune, comme la Lune nous paroït, en la re-gardant de la Terre, excepté que la Terre noussembla beaucoup plus grande, parcequ’ellel’esten effet. Ainsi nous jugeâmes que la Terre, àl’égard de ceux, qui la regarderoient de la Lu-ne, autoient les mêmes places; que la Lune à l’é-gard de ceux, qui la regardent de la Terre» qu’elle auroit lis quadratures , ses oppositions ,
ses conjonctions, excepté, qu’elle ne pourroitjamais être totalement éclipsée, à raison de sagrandeur en comparaison de la Lune , dontsombre ne peut pas avoir un diamètre aussigrand que la Terre, qui étoit alors en con-ijonction.
La Lune est une masse d'une matière assezsemblable à celle, dont la Merre est composéeOn y voit des campagnes, forêts, des mers,& des rivières. Je n’y vis point d'animaux : m ars jje croi, que, si on y en tranfportoit, on pou»jroit les y nourrir, & peut être qu’il s’y mulii-jplieroient. Il est faux, qu’il y ait des hommes,jtwifìri di quoi qu’en dise Cyrano : mais c’est de bonne *U Une. foi, qu’il nous a trempez, âpres avoirétérrorn-,pé lui même. Une de ces âmes séparée, qu’ony trouve en assez grand nombre, ècqui y étoit,íorsqu’il arriva, m’apprit là cause de cette et-,reur. Plusieurs de ces âmes surprises de voir unhomme avec son corps, dans un pais, où l'on/ n’en