de'Descartes II. Partì ros
Nord au Midi : après quoi , nous découvrîmesune autre mer, appellée la Mer du Froid, dans•laquelle nous vîmes, une Isle assez belle , qu’onnous dit être l’Arislote: nous ne balançâmes pasà prendre par là nôtre route. Nous délibérâmesseulement? sien cas, qu’on nous demanda, quinous étions, nous nous déclarerions Cartésiens.Mon sentiment étoit, de ne pas faire si fort lesbraves dahs un pais ennemi, mais le P. Nersen-ne & mon vieillard conclurent à se déclarer sansfaçon: disant, que nous n avions rien à crain-dre- que si nous étions attaquez , nous avions•de quoi nous défendre :„qu’en matière de com-bats d’esprits, le nombre devoit être compté pourrien; 8c que ce n’étoitpas laprmiérefois, qu’onavoit vû un Cartésien, aller affronter lui seulavec succez, une classe de quatre cens Péripaté-ticiens , commandez par un Rcgent d’une ex-jrérience consommée. Que seulement nous nousgarderions de taire aucune insulte , ni aucuneraillerie, qui pût choquer ceux qui nous parle-joient.
Mais nous fûmes bien surpris en approchant,de voir cette Isle beau cou n m-'eux gardée enco-re que le Platon. On étoit ailette, commedans une ville, qui a l’ennemi à ses portes , &qui se voit à la veille d’un siège. II y avoitdescorps de garde avancez fort loin dans la campa-gne, des vedettes fur toutes les éminences d’a-ilentour, 8c de tous cotez dans les airs. Quandj nous fûmes environ à trois cens pas de la place,mous vîmes une escouade de douzeames, se dé-tacher d’un corps de garde , Sc venir à nous.|Celui qui les commandoit, nous demanda , qui(vive , & de quelle Seéie nous étions. Notrejvieiìlard répondit hardiment, Vive Descartes ScUes Cartésiens. II nous parut surpris , nous or-> " E 3 dos-