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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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Tjï Voiaoï du Mondée

lions, Sr des Insinitez de Modes : nuis je n'/voiois nuls matériaux pour commencer, ni pourfaire la moindre partie d’un si grand édifice.

Après avoir fait cinq ou six mille lieues fansrencontrer M- Defcartei, nous primes ia réso-lution de nous séparer, pour le trouver plus aisé-ment- Le P. Mersenne alla d’un côté , & monvieillard 8í moi de l'autre avec les deux âmesPéripatéticiennes. Enfin le P. Mersenne le trou-va; 8c fort peu de tems après nous être séparez, 1nous les vîmes venir tous deux vers nous. Lamaniéré obligeante dont il me reçut, me fit con-noîrre que le Père Mersenne lui avoir rendubon témoignage de moi, 6i lui en avoir parlécomme d’un homme qui seroit un jour de sesplus zélez Sectateurs. 11 salua auíB fort honnê-tement les deux Péripatéticiens, leur faiíant ce-pendant entendre , que la peine qu’is avoientprise pour venir traiter avec lui, leur seroit ap-paremment assez inutile. Que le P. Mersennel avoir déja suffisamment instruit des proposi-tions, qu’ils avoient à lui faire, dont assurémentil auroit peine à s’accommoder : que néanmoinsil leur donneroit une favorable audience, 8c qu’illes assuroit par avance. qu’il n’avoit nul mau-vais dessein fur le Roïaume d’AriíFòte. EnsuiteLiant ordonné au P Mersenne d’entretenir cesdeux M Meurs , il nous prit en particulier levieillard 8t moi.

La conversation commença par de grandesprotestations d’amirié. que M. Descartes 8c] monvieillard, se firent l’un à l’autre, se témoignantmutuellement la joie, qu’ils a voient de se revoir,Le vieillard se mit aussi tôt à faire mon éloge :il dit mille choses obligeantes de moi à M. Des-cartes: il lui vanta fur tout mon amour sincèreêk>ourla vérité, 1c désir d’apprendre , quej’a-