iya Voiage nu Mondeconsoler, II parut aussi tôt après une lettre im*.primée, écrite en beau Latin au R. P. Senaul*Général de l’Oratoire, portant pour titré, Etijstola eorum , quot quot in Oratortana Congregation-nt Cartefianam doflrinam amant. Où a prés luiavoir exposé les motifs , qu’oniavoit de le prierde ne point gêner les esprits fur cc chapitre ïon ajoûte ces paroles. ut noris quàm latí Cartt*
fiant h te labts , ( fi laits ifl) . grajfetur
Plu/quam duttnti numtro ftmus , quoi ptjhs t fl ainfecit 1
Vous voter par là, combien vous étiez, puifssant dans cette Congrégation. Cela u’empéchfpas cependant , qu’en 1678. l’assemblée géné-rale de l’Oratoire ne fit un décret, par lequdelle déclare , qu'elle n'cmbrasse aucun parti jmais qu’el'e a toûjours été, & veut demeure!en liberté de pouvoir tenir toute bonne êe saintdoctrine; & qu’elle ne défend d’enseigner, qu^Celles qui font comdanées par l’Eglise, ou quipourroient être suspectes des sentiment de |anjfénius 8í de Baïus pour la Théologie, dí des op?nions de Descartes pour la Philosophie. ]
-Ah! les lâches, dit M. Descartes , tout indigné. Tout beau, Monsieur, repris-je en mê-me tems. Si vous étiez à la tête d’un Corpaìdont vous fussiez chargé de conserver les intérêts éssentiels, vous auriez des senti mens toudifférensde ceux que vous avez en qualité de chede Secte. La prudence , ni la conscience n’obli-gerent jamais personne à se faire le martyr d’uiiPhilosophe. II n’en est pas des matières de Phi-losophie, comme de celles de Religion. On peulne pas déíàprouver les opinions d’un Philosophíconsidérées en elles-mêmes, de se trouver en mê-me tems dans une telie conjoncture, que la pru-dence oblige d’en arrêter le cours.