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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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drDescartïs. III. Part. scç

La seconde, c’est qu’un corps de soi-mêmene continue jamais son mouvement qu’en lignedroite, quoique la rencontre des autres corpsI’oWigc souvent à se détourner ; 8c c’est de la,que luit un principe incontestable confirmé parune infinité d’expéiiences; sçavoir, qu’tin corpsqui est remué en rond, fait toujours effort pourseloigner du centre de son mouvement, & quesi par hazard il se dégage du corps, ou des au-tres corps qui l’obligeoient à se remuer enrond, il ne manque jamais de s’échaper par laTangente du cercle, qu’il déciivoit dans sonmouvement. *

Ces Principes sont des sources fécondes d'uneinfinité de belles véritez, qui composent la véri-table Philosophie, 8e les seules règles, que jeveux, 8c que je dois suivre dans IapreductionduMonde, que je vais faire devant vous.

Après ce petit discours, je fus extrême-ment édifié de voir M. Descartes se mettre enprières, 8r faire un humble hommage à Dieude toutes les lumières dont son esprit se trouvoitrempli.

Souverain Etre, dit-il, vousm’etes témoin,,que jamais mortel ne reconnût avec plus de re-spect 8c de soûmiffion que moi, le domaine ab-solu, que vous avez sur toutes vos créaturesTandis^oej’ai vécu parmi les hommes, je mefuis applique à les convaincre de la dépendanceentière, qu’ils ont de vous, j’en ai persuadeplusieurs de cette importante vérité : que vousétés le seul Etre qui puissiez produire quelquechose dans le Monde: que c’est un orgueil pu*ni stable dans les hommes de croire, qu ils soientcapables de causer le moindre mouvement dansla matière, 8c que celui même; que leur ames'imagine imprimer *u corps qu’elie anime est