T) e Descartes. III. Part. io-j
Aïant achevé cett prière, M. Descartes<íe-figna un espace en rondjd’environ cinq cens lieuesde diamètre , pour faire en petit un essai deson Monde, & nous parla de celte manière..Je ne vous représenterai maintenant que le Tour-billon solaire de vôtre Monde, avec ce qu’ilcontient, c’eft « dire le Soleil, la Terre, lesPlanètes,lesElémens, la disposition de ces prin-cipales parties du Monde, &!es differens rap-ports qu'elles ont enti’elles. Si dans peu d’an-nées, vous me faites l’honneur de me venirrevoir, vous trouverez tout le grand Mondeachevé.
La première chose , que je vais faire , c'est dediviser en parties â peu prés égales toute cettematière enfermée dans l’eipace, que j'ai désigné.Toutes ces parties seront très petites: maisehes le deviendront encore davantage dans lafuite. Elles ne seront pas toutes de figures ron-des, parce que si elles avoient toutes cette ligu-re , il yauroit nécessairement du vuide entre el-les: or le vuide ell impossible: elles seront doncde toutes sortes de figures, h pour la plupartangulaires.
En second lieu. comme l’union des parties dela matière ne consiste qu’en ce qu’elles font tou-tes en repos les unes auprès des autres. Cette di-vision > que je prêt en s faire , ne se fera que dansl'instant, que je les agiterai en divers sens, &que je les pousserai vers divers cotez.
En troisième lieu comme la fluidité de lamatière n’est autre choie, que le mouvement de,ses plus petites parties agitées en divers sens-déslà, que je la diviserai 8c que je l’agiterai delasorte, je la rendrai fluide . toute dure qu’elleestmaintenant.
De plus, cet espace de cinq cens lieue? en