í',6 Vo I A CE D U M O N D E
tées autour du Soleil par la matière céleste, cet-te matière va néanmoins plus vite, que les Pla-nètes, de même que l'eau d'une. rivière couleplus vite que les bateaux : qui suivent son cou-rant.
De cette supposition, il conclut, que la ma-tière du ciel ne doit pas seulement faire tournerles Planètes autour du Soleil , mais encore au-tour de leur propre centre , 8c qu’elle doit com-poser de petits cieux autour d'elles , qui se re-muent en même sens, qu: le plus grand.
II conclut en second lieu , que s'il (e rencon-tre deux Plané es dans le même cercle , dontl une soit plus petite , 8c aille p;r conséquent,íeloti lui, plus vî;e que l'autre , la plus pe i:earrivant vers l'autre , se doit joindre au petitciel, qui sera autour de la plus gro.Te , 8c tournoter éternellement avec lui. Et c’est dît-il, cequi arrive à la Lune par raport à la Terre.
Comme de ce Tourbillon particulier de laTerre dépend presque toute la Physique de Des-cartes, 8c que c'est, pour ainsi dire , la princi-pale roue de toute fa machine, il a dû rétablird’une manière qui rendît la chose incontestable,8c ne rien supposer ici, qu’on pût justement ré-voquer en doute, 8c qu’il ne pût défendre avectoute la solidité possible : votons ce qui en est.
II explique sa première supposition : sur la-quelle tout le reste est appuié; sçavoir que lamatière céleste, qui entraîne la planète autourdu Soleil, va plus vîte que la Planète. II ex-plique , dis-je, cette supposition par la compa-raison d’un bateau, qui descend sur une rivière,& qui ne va pas si vîte, que l'eau de la rivière ;comparaison ipecieuse, mais qui n’a rien de so-lide, puisque la raison pour laquelle le bateaune va pas si vite que l’eau, qui l'entraLe , ne
se