DE Descartes. V. Part. 311deux pieds de hauteur; car en ce cas le chevalentreroit dedans fans nulle façon. Or que taitcette longueur ? veû que si l’avoine ctoit à dixpieds du cheval, mais dans une autre situation ,cette même longueur du rayon de la lumièreréfléchie ne l'eropêcheroit pas davancer vers1 avoine.
Dira-t on que c’est cette longueur jointe à ceque le rayon vient de bas en haut: Mais debonne foy concevons nons qu il ffuifle y avoirla moindre proportion entre cette modification& un tel effet dans les circonstances, où nousmettons le cheval.
Oui, me direz vous; car quand nous regar-dons en bas d'un lieu fort élevé & escarpé,nous sentons un certain frémiifement dans lecorps. 11 eiì vray ; mais ce frémissement supposeen nous la veuë de la hauteur. Je dis la venë,entendant par ce mot la perception vitale del'objet & une véritable sensation, que les Carté-siens ne supposent pas dans le cheval : 8e jer.iefans qu'on puisle me le prouver > que ce frémisse-ment pût arriver, C ìa perception ne se faisoitpas. Et puis, nous expérimentons cela en nousquand nous regardons en bas d’un lieu extraor-dinairement élevé, & non pas d’une hauteur decinq ou six pieds.
Dites moy donc quelque chose, Monsieur,qui m’apprivoise à vos paradoxes, te qui m'o-blige à cesser de prendre pour régie de mes juge-mens, des connoíssances auflì certaines, quecdles dont je me sets icy, pour m’attacher àdes idées vagues Jkíans fondement. Car je vousdéfie de me dire à tout cela autre chose, si-nonqu'iln'est pas impossible que ce rayon de lumièrede cinq ou six pieds, réfléchi par l’avoine .venantde bas en brut .détermine autrement la machine,O j qu«