CONNOISS ANCE DES RENTES; kl
ni volontaires ni naturels, mais d'une espècemitoyenne. J c ne les apelle point naturels , par-ce qu’ils se font rarement dans notre corps, 8cfeulement en de certaines occasions peu fréquen-tes. Tel est cette espèce de tremblement quenous cause le bruit d’un coup de canon ou d’ungrand coup de tonnerre ; tel est encore le frémisse-ment qui fuit la vûë d'un précipice, sur le bordduquel on s’apperçoit tout-àcoupqu'on se trou-ve. Car ces mouvemens font au moins précé-dez de connoissance & de sensation; &s’i! n’estpas certain qu’ils en soient l'effet.il est au moinsdouteux, si cette connoissance 8r cette sensationn’y contribuent pas comme au* autres; Sc patconséquent, on n’a pas droit de les attribuerdans les bêtes à la feule disposition de la ma-chine.
Assurément un Péripatéticien plus décisifque je ne fuis, condutoit de-/a hardiment, quetoutes ces espèces de mouvemens dont j’ai par-lé jusqu’à présent, supposent de la connoissancedans les bêtes, comme ils en supposent en nous:&il croiroit eitre assez amodié à tirer cette con-séquence par la méthode & l’argument d'analo-gie, dont se servent les Cartésiens, pour prouverque les mouvemens naturels ne doivent nulle-ment supposer dans les bêtes une a me connois-santé,-à cause, disent ils, qu’ils u’en supposent pointen nous. Car quelle differencey a-t-il entre cesdeux enthymêmes. Les mouvemens naturels nesupposent point de connoissance cn nous : doncils n’en supposent point dans les bêtes: Lesntonvemens spontanées supposent de la connois-sance en nous: donc ils en supposent aussi dansles bêtes.
Mais je ne vas pas fi vites, 8c je n’en de-A 6 i man :