Reponìe a la Lettre Preceuïnte.velie de Monsieur Descaites malgré les promes-ses qu'il m’avòit faites de m’en donner de tenuen tems. Je n’ai revû ni le Pere Mersenne, nile petit More. J’ay écrit depuis ce tems-là sixlettres en province à mon vieillard, fans qu’il aitdaigné me faire un mot de réponse. Enfinma disgrâce m'est évidente. Je ne fçai pour-tant' à quoy l’attribuer, fi ce n’est à la let-tre que j'écrivis à monsieur Defcartes aprésmouretour, Si qui a été imprimée avec la relation demon voyage, j’y joignois avec les marquesd’eslime 8c de relject que je lui donnois,quel-ques maniérés assez libres Sc assez franches quipeut être ne luy auront pas plû. Je m’imaginede plus que le mémoire des Péripatéticiens queje luy envoyay avec ma lettre, l’aura cho-jqué. 11 y avoit en effet certaines choses queje ne jugeai pas à propos de retrancher ;& je crûsbonnement q u en le prévenant là dessus, commeje sis dans la lettre. il ne me rendroit pas res-ponsable des duretez&del’incivilité de ces Mes-sieurs. Quoi-qu'il en soit, rassâirea tpal réussipour moi, 8c je n’ay pas encore bien digéré tout.le chagrin que ce revers m'a causé.
Pour ce qui est de la prise de tabac, dont vousm'avez offert deux cens louis 8c que vous me repro-chez dans vôtre lettre de vous avoir tant de fors re-fusée, je vous dirai que quand vous m'en eussiezvoulu donner deux millions, vous ne l'auriez paseûë. On m’a enlevé toute la provision que j’enavois faite: & c’est là mon plus grand malheur..Car s’il m'en étoit resté feulement une prise, jem’en serois servi pour aller trouver MonsieurDefcartes, & j’aurois immanquablement racom-modé mes affaires. Mais c’est par ce que je vaS.vous apprendre fur cet article , que vous cour,soîiicz que je n’ay point d» secret pour vous.
C 7 Deux