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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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ïo8 Réfutation de lavers le Soleil, c’est-à-dire vers le centredu Tour-billon se sont arrestées précisément dans le cerclede la matière céleste avec laquelle elles font enéquilibre : de forte que la Terre n’a pû demeurerdans la matière qu; est au deslus d’elle plus éloig-née du centre j parce que cette matière étant pluslegéré, elle l’a obligé de descendre plus bas; Lrelle n’a pû descendre jusques dans celle quiest au dessous d’elle , parce que cette.ma-tière étant plus pelante, elle la repousse en brut.

Enfin l’effort que fait en tournant la matièrede tous ces differens cieux dans un même tour-billon pour s’éloigner du centre, & la résistancequ’ils se font les uns aux autres eu forment autantde cercles qui conservent chacun dans toute leurétendue la même profondeur, &iln’y a que versla superficie extérieure des tourbillons, où les Pô-les des uns se trouvant opposer aux Ecliptiquesdes autres, leur matière se répand irrégulièrement& avec des mouvemens fort differens, lelon lasituation que les tourbillons ont entre-eux.

La terre dom se trouve flotter dans un canalfort uniforme & parfaitement égal. Elle y esten équilibre ave# la matière fluide . êc parconséquent selon le principe posé elle doit alleraussi vîte que la matière qui í’entraîne : & il nefaut plus la comparer avec un corps empoité parl’eaud’une de nos’riviéres dans un canal fort iné-gal & bien moins encore avec un corps empor-té par le vent, car ce corps étant entraîné parson propre poids vers 1a terre , n’a garde d’alleraussi vire que l’air.

Et il est à remarquer que Descartes n'est pasici défendu tout-à fait selon les principes. Caril donne à la matière fluide plus de vitesse qu’àla Planète , indépendemment de l’inégalr-té du lit où elle coulí : Si il ne luy fait trou-