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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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134 Réfutât i o k de i aque les bateaux qui sent dessus. D'ou il con-élut que celte même matière ne doit pas feule-ment faire tourner les Planètes autour du So-leil, mais encore fur leur propre centre, & dé-plus composer autour d?elles depetits cieux, quise meuvent en même sens que le plus grand : &au cas qu il se rencontre deux Planètes dansle même cercle , dont F une soit plus petite queF autre, & pour cette raison aille plus vite,il veut encore que la plus petite se joigne auetel de la plus grande & tournoyé avec lui 'if c'ejl , dit-il , ce qui arrive à la Lune parrapport à la terre.

Or ces deux conclusions bien examinées setrouvent fausses. Ce qui se prouve , en fai-sant voir que la comparaison sur laquelle éìlesfont sondées n'a pas icy lieu, pour paire croireque cette matière celéjle doive aller, comme ildit, plus vite que la Planète qu'elle emporte ,à? par ce moyeu former un tourbillon. La rai-son esl que la cause qui sait que le bateau neva pas fi vite que l'eau, esl que la partie dubateau, qui esl hors, rencontre de la résistance ,en l'air, qui n'a pas un pareilcours , ce quin' arrive pas à la Planète par ce qu' étant entie-rement plongée dans la matière céleste , ellen'a rien , qui s’oppose au mouvement qu'elle enreçoit : outre que d'elle même étant indifférenteà quelque degré if détermination que ce soit ,,elle ne sait nulle résistance if ainsi coulant demême vitesse que la matière céleste , elle n’apas sujet de tournoyer sur son centre.

DEM'OCRATE.

Quoyqu'ilsoit vray que la détermination dit •

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