Seconde Defenss' ' 147
csmme le vent disperse , & dissipe la poussiert ,ne pourrait an pas dire que de mime la matièrecèlejle doit disperser ís dissiper les parties eCai>en quèjlion ?
DEMOCRATF.
Oui , Monsieur , mais à cette oíjedion nepourroit-on pas aussi répondre que s le vent dis-perse & dissipe la poussière , ce n'est qu'à cau-se que les exhalaisons , {f les vapeurs dont il estcomposé ont divers mouvement & diverses dèterminutions entre-elles qu'il leur est facile de luicommuniquer. Or telle diversité ne se trou-vant pas dans les parties de la matière céleste ,en qui le tout est uniforme , par quel endroitvoudrìez-vous donc qu'elle disperjast & disfi-pafl l'air comme le vent de la poussière.
REPLIQUE.
J E n’examine point U bonté de la raison pour*quoi Démocrate dit que l'air dissipe la pous-sière. Mai» je sçay bien que la raison pour la-quelle deux liqueurs qui íe méfient , dissipentpour ainsi dite les parties l’une de l'autie, c'elìce me semble que les parties insensibles d’uneliqueur cèdent en partie à celles de l’autre,&enpartie leur résistent, & le* repoussent; & qu’s-yant leur mouvement de tous costez (en quoyconsiste leur liquidité) elles se brouillent ensem-ble pour ne faire plus que comme on seul tout.Que si une de* deux liqueurs ,dans laquelle 1*autreest versée, a un mouvement particulier ver* quel-que endroit, fi c’est un ruisseau par exemple