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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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153
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Seconde Defenîe. 155

l’une soiem déterminées ì se mouvoir vers l’autre*

& réciproquement.

D’aslieurs la propriété du liquide étant de don*ner passade fort aisément à tout ce qui se présen-te , il s’ensuit que ces deux eaux se reçoivent .pour ainsi dire mutuellement l’une i’autre , c’est-à dire , qu’eHés le mêlent. Et plus les corps fontfluides , c'cst à-dire plusieurs parties insensiblesion t & menues Sc en mouvement , plus ils sedoivent aï sentent mêler. Or les tourbillons deDescartes étant de véritables fleuves ou torrensinfiniment fluides, c’est une nécessité qu’ils ayentces propriétés, 8c s’ils les ont , c'elì une chimè-re de se les imaginer en équilibre l’un contre l’au-tre.

Les mouvemens violens qu'ils ont autourde leur centre , qui leur font faire effort pours’en éloigner, 8e s’approcher du centre de leursvoisins, c’est-à-dire, pour entrer avec violenceles uns dans les autres; à quoy , disje, leur fer-vent ces mouvemens r sinon à le faire encoreplus aisément un passage, qu'ils se feroient avecnulle difficulté , n.ême fan» cela, les parties in-sensibles des uns 8c des antres se déterminant 8ese cédant mutuellement sans presque nulle rési-stance ; 8e Descartes se mocque de tout le mon-de , & en particulier de tous les Philosophes ,quand il leur fait imaginer ces corps liquides s'ap-puyant 8c se soutenant les uns contre les autres,comme des corps à reflòrt que lenr vertu'élasti-que tiendroit bandez & tout prests à s'étendredés que quelqu'un d’eux cominenceroit le moinsdu monde à céder. J’ose appeller ce cy une dé-monstration, 8c une démonstration évidente,sen-sible , facile à concevoir , 8c fondée sur milleG y ex-»