M. Descartes- i6l
entra, qui par son aspect agréable , & par sonbrillant éclat réjouit toute TAssemblée, &fitpa-roitre ce qu'i) y avoit de beau dans ce lieu. Onsépara les Combattans, & chacun fut mis à la pla-ce qui lui convenois.
Tout le monde n’étoit pas encore ran*éque la Chaleur représenta á la Compagnie,avec beaucoup de vehemence ; Qu’on ne sça-voit plus à quoi s’en tenir depuis que M. Des-cartes avoit publié son R man de la Nature . Scqu’il avoit osé retrancher des Catégories presquetous les Estret , qui étoient là presens : Que c’é-toit une chose honteuse qu’ils eussent souffertpendant L longtems qu’un nouveau Philosophe,méprisant toute la sage Antiquité , eût la har-diesse de traiter de chimérique tout ce qu'onavoit crû jusqu’alors de leur êrre & de leursfonctions; Qu’il faloit au plûtôt punir ce Té-méraire qui avoit juré leur ruine, & lui fairesentir non seulement qu’ils existoient , maisqu’ils avoient la force de le faire périr lui mê-me.
L’Assemblée applaudissait à ce dessein, quandle Froid dit, voîv tremblante ! Qu’on nedevoit pas aller fi vite; Que M Descartes neles avoit pas si maltraitez que l’on penloit : Qn’illes laissoit tous subsister avec les mêmes privilè-ges qu’auparavant : Qu’il tâchoit seulement d'ex-pliquer leur nature C.’un maniéré plus simple 8cplus ai sec. que ceux qui l’avoient precedé ; Qu'-ainsi il ne voyoit pas en quoi ce Philosophe é-toit coupable.
A peine le Froid eut il cefle de parler, que laChaUur, son ennemie mortelle, fit voir Terreurou il étoit. El;e soûiint qu’à bien prendre lachose, M. Descartes détruisoit absolument tous
les