M. Desca'xtes i6z
cartes, lui dit--elle, n’a jamais douté de voireexistence. Comment pourroit-il la nier, puisquet’est sur vôtre sujet qu'il a composé ses plusbeaux Traitet de Physique ? Pourquoi donc vousrécrier ainsi contre lui?
U faut, reprit la Lumière, que vous soyez bienpeu éclairée, pour ne pas voir que ma plainte estjuste. J’avouë que M. Descartes convient quej’existe: 11 conçoit au/T» combien je fuis utileaux hommes Sc sa reste des animaux. Mais.degrâce , demandez-lui ce qu'il pense de moi : í!vous répondra hardiment que je ne fui, autrechese qu’une Indinatien au mouvement, ou unEffort que font, pour se mouvoir, certaines pe-tites boules qu’il prétend être répandues autourdu Soleil, Sc dans tout le TourèilUn dont cetAstre occupe le centre. N’est-ce pas là , je vousprie, me bannir .de l’Univers, pour y faireexercer mes fonctions par ces petites Corps,qui ne subsistent que dans le cerveau de M,Descartes ? N'ai je pas un Eftrt distingué de laMatière, Si du Mouvement í Lk de toutes lesQualités.,y en a-t-il quelqu’une qui puisse m’ê-tre comparée? Ce st donc -»v»- nn* t* m*
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k"»», ce ce nouveau Physicien,qui ne voit pasauss, clair qu’il le pense, puisqu’il a d'assez mauvaisyeux pour attribuer à la Matière modifiée, ce quipart d’une Qualité auffi noble & auffi illustre queje le fuis.
Les Couleurs, ces aimable filles de la Lumiertqui empruntent de leur brillante raere tout cequ’elles ont d’éclat & de beauté , joignirent leursplaintes aux siennes. Elles s’emponerent contreM. Descartes sur ce qu'il prétendoit les exclurede la société des Estres, Sc tâchant même detourner son opinion eu ridicule, il veut, di-
soient-