i(íB Conjuration contre
dì les Sciences. Comme on peut acquérir tous lesjours de nouvelles lumières, rien n'est plus avan-tageux que de laiíîer à chacun la liberté de tra-vailler à embellir ou à rectifier ce que leurs Pé-rès leur oni laissé. Ainsi bien loin que M. vefi-caires soit coupable d’avoir abandonné les An-ciens lors qu’il les a crûs dans ìl’erreur j ilell louable au contraire , de s’être app'iqué àconsulter la raison , pour établir la Philoso-phie sur de fplides fondemens. 11 paroít n'avoireu d’autre dessein que de conduire les hommesà la connoiflance de la vérité , Sc de leur faci-liter les moyens de la trouver.
Dans cette veuë il leur a montré le cheminpar fa Méthode . 8c il leur a ensuite propoíé unSystcme ingénieux pour expliquer tous les Phé-nomènes de la Nature. C’est fans doute par cet-te voye , Sc par les expériences qu’il faudroit ,comme lui, faire chaque jour , qu'on peut s’af-sûrer de quelque chose dans la physique : Et lesGUsalitez. occulta se moquent, de trouver mauvaisqu’ii ait voulu pénétrer dans les principes des cho-ses naturelles, fans s'ariêter aux idées confuses,ni aux termes obscurs dont on avoit coutume defie payer.
Pourquoy, dit ce Philosophe, admettre dansle monde des Estres dont on n’a nulle idée , Sîdont ou peut fort bien fe passer ? Qu’a t'on af-faire du Chaud , du Froid, du Soc, 8c de 1 ’Humi •de, de ia Lumière, des Couleurs, du Son , desOdeurs ,de la Liquidité . Fluidité, Legertté. Pesanteur ,8c d’un nombre infini d’autres Qualitet, 8c jíccidtns\si toutes les actions qu’on leur attribue peuventêtre expliquées , comme il est ailé de le fairívoir , par les divers mouvemens & les differen*te* figures deg parties de la Matière ? D'ailleurs j