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Tome premier.
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XIV
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X1V ÉLOGE HISTORIQUE,

exciter dans son Corps l’esprit d’honneur et d’émulation, et fairenaître la considération qui en est la suite , prodiguait ses soins etses leçons à ; des élevés choisis,, dont les dispositions lui présageaientd’avance les succès qu’ils ont depuis obtenus. On engagea M. Gautheyà partager leur sort et leurs espérances.

La. bienfaisance du gouvernement, devenue depuis plus active , nes’étendait pas alors, comme elle le fait actuellement, sur toutes lesbranches de l’instruction. Les éleves n’étaient pas appointés, et ledéfaut de fortune de M. Gauthey aurait mis un obstacle à son entréedans l’École. Mais cette difficulté fut bientôt écartée. Les professeursétaient choisis parmi les éleves, et recevaient une rétribution quidevenait la récompense des efforts plus grands qu’ils étaient obligésde faire. Les connaissances de M. Gauthey le rendaient propre àremplir la place de professeur de mathématiques , et elle lui fut effec-tivement donnée peu de temps après son admission à l’école.

Il y resta plus de deux ans : partageant son temps, pendant l’hiver,entre les fonctions de professeur et l’étude de l’architecture ; pendantl’été, visitant les ateliers des travaux importants que l’on exécutaitalors, et recueillant près de leurs célébrés constructeurs les connais-sances pratiques que rien ne peut jamais suppléer, et qu’il a possé-dées dans un rare degré de perfection. G’est ainsi qu’il a vu successi-vement la construction des ponts d’Orléans, de Mantes, de Joigny ,de Montereau, de Cravant et de Saumur .

Cependant l’amour de l’étude, et le désir ardent d’être utile à sa pa-trie en contribuant au progrès d’un art qui alors était encore presquedans son enfance, toujours présents à la pensée de M. Gauthey, luifaisaient souhaiter vivement de trouver quelque occasion d’étendre