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Tome premier.
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8a CONSTRUCTION

afin de ne pas nuire à l’échouage du caisson. On faisait également

des jetées de moellons autour de chaque pile.

On a employé au battage des pieux des sonnettes à déclic,mues par une Toue de champ adaptée à un treuil horizontal ;elles ont produit une économie de moitié sur la dépense et surle nombre d’hommes. La scie à recéper, qui depuis a été employéeà beaucoup d’autres ouvrages, a eu le plus grand succès. Elle acoupé quelquefois jusqu’à vingt-deux pieux dans un jour. Ondoit considérer l’invention de cette machine comme un pas très-important fait dans l’art de fonder sous l’eau, et comme un desmoyens les plus puissants qui soient à la disposition des cons-tructeurs, pour vaincre les difficultés que la nature leur oppose.

Pont de Tours, sur la Loire , (PI. V, fig. 74.)

Cet ouvrage a été commencé en 1700, par M. Bayeux. Il est,après les ponts du Saint-Esprit et de la Guillotiere, le plus longde tous les ponts qui existent en France ; il a été fini en 1762.

Le pont de Tours est composé de quinze arches en anse depanier surbaissée au tiers, de 24 i 4 métrés d’ouverture. Les pilesont 4 i $7 métrés d’épaisseur. La largeur, entre les têtes, est dei 4,6 métrés. Il a été fondé en partie par épuisement, et en partiepar caisson. Sa longueur et son débouché paraissent beaucoupplus considérables qu’ils ne devraient être, en les comparant àceux des ponts voisins, ce qui n’a pas empêché qu’il n’y soitarrivé plusieurs accidents.

Le fond est composé d’un banc de sable de 2 à 3 métrésd’épaisseur, sous lequel on trouve, à 6 à 7 métrés au-dessousdes basses eaux, un tuf solide, dans lequel la pointe des pieux a