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Tome deuxième.
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CONSTRUCTION

cales qui en soutiennent toutes les pièces; et en plaçant de chaquecôté des étaies inclinées , on la met exactement dans le plan vertical elle doit se trouver, dont la trace a été repairée sur léchafaud.Lorsque toutes les fermes ont été ainsi levées, on taille et on poseles moi ses transversales, les entretoises et les contrevents qui doiventles réunir.

Quand les fermes des ponts sont formées par un assemblage decourbes (pl. IV, fig. 17), lexacte liaison des pièces de chaque fermepermet demployer un procédé plus simple, qui consiste à assemblerces pièces à plat sur léchafaud, et à lever la ferme toute entièrepour la laisser ensuite descendre verticalement dans les entaillesqui doivent la recevoir. Cest ainsi quont été levées les arches du «pont de Choisy, qui ont 20 mètres douvertunje, ^t les fermesavec leurs ferrures pesaient chacune environ 83 oo kilogrammes.Elles étaient soulevées par quatre petites chèvres. Le levage com-mençait par la ferme damont; et pour donner la facilité dassembleret de poser la ferme daval, on avait fait léchafaud plus large de cecôté. Les arches ont été levées les unes après les autres, et le mêmeéchafaud a servi pour toutes.

Les grands ponts construits par M. Wiebeking en Bavière , ontété levés par dautres procédés appropriés a leur genre de construc-tion. Les ponts de charpente étant généralement laits en France avec des pièces de chêne dune médiocre longeur, taillées dans lechantier suivant la forme et la courbure quelles doivent offrir danslouvrage exécuté , ne comportent que les procédés ordinaires dela charpente. Les fermes sont successivement établies jtt'r lépure,assemblées et démontées , et nexigent au leva^É 1 ^aucun eftortpour être posées suivant la forme des cintres. Dans les ponts deBavière , ces cintres sont formés de longues pièces droites en sapin,ou en bois dune nature analogue, quil faut faire plier avec effort,et qui se redressant ensuite et ne conservant quune partie de la cour-