PRÉLIMINAIRE. ÌXblés précipices, ou de vastes forêts impra-ticables avant que la coignée eût ouvertdes sentiers, & profondément lugubres dansles emplacements escarpés qu’ont laissés lesbois abattus. Là règnent les brouillardsépais, les vents glacés, les neiges immo-biles , qui cedent pour quelques jours auxrayons du Soleil, & reviennent bientôt cou-vrir la terre de leur monotone blancheur.Ces Fêtes que les Anciens confacroient àCérès & à Bacchus, & dont nous avonsconservé quelques traces, n’existent paspour ceux qui ignorent presque s’il est unSoleil, ame invisible de la nature, & prin-cipe caché de toute réproduction. Quelqueshumains pâles & fatigués, dispersés dansde vastes fouterreins, frappant à coups re-doublés à la pâle lueur dune foible lumière,semblent reprocher fans cesse à la Nature ,le prix auquel elle met fes dons, & cepen-dant n’envient pas le fort de ceux qui achè-vent leur ouvrage, en épurant dans desfourneaux presque inapprochables, ces mé-taux imparfaits. Là, dans un athmofphere desoufre & de bitume, l’ceil soutient à peine
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