sur la Minéralogie. 53guer les montagnes primitives & les monta-gnes récentes ; on s’imagine voir ces immen-ses forêts qui sont descendues cent pieds sousd’énormes rochers , pour former les inépuisa-bles bancs de charbons , qui ont quelquefoisjufqu’à quarante - cinq pieds d’épaisseur. Onvoit de ses yeux l’or formé en paillette furle sommet de la plus haute montagne, & ilfaut croire qu’il y a été transporté, quoiquela montagne qui le possede, ne soit dominéepar aucune autre ; on y voit, que tous les mé-taux, les crystaux, ne sont pas placés parveines perpendiculaires ; l’on se rappelle avecétonnement, (savoir trouvé ces principes éta-blis dans des Auteurs respectables ; & l’ons’apperçoit à chaque instant, de l’énorme dif-férence qu’il y a à contempler la nature, ouà l’étudier dans les Livres des Philosophes.
Dans les atteliers , on admire les ressources,les efforts, les prodiges de l’industrie. L’artcommence où finit la main de Dieu. Avecquelle adresse on a plié les métaux aux be-soins des hommes ! c’eít la plus févere éco-nomie, qui prépare l’alimentdu luxe. C’est-làqu’on apprend combien ils sont infidèles, cesguides, qui n’ont presque exercé leurs con-noissances que dans les laboratoires élégam-ment ordonnés, & qui croyent qu’on peut ap-
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