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Essais sur la minéralogie et la métallurgie / par De Luchet
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74 Essais

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l’or dans une vigne qui étoit à deux cents pasdu fleuve. Sans doute qu’elle lui avoit autre-fois servi de lit. Ces terreins font pauvres.

On a perdu le droit de donner des conseilsquand on n’a pas réussi. En conséquence, jem’interdis toute espece de réflexions : mais jesupplie seulement des Savants, de hasarderquelques recherches fur ces montagnes nourri-cières des rivières. Ils peuvent compter que lesfaits quej’avance, font dans la plus exacte fidé-lité. C’est par moi-même que j'ai vu; je n’ai pasfait deux expériences , mais cent ; ce n’est paspendant quelques mois, c’est pendant cinq an-nées. J’avoue que ce qui me confond, est la quan-tité de paillettes que doit emporter dans la merune feule inondation ; c’est la source inépuisa-ble qui les fournit. Ces montagnes des Cé-vennes n’ont que sept lieues de longueur : au-delà, nul vestige d’or ; en-decà, nul vestige.Les terres ont changé de couleur; à cinq piedsde profondeur, iln’yaplus rien. Cette super-ficie lavée par les pluies, devroit être depuislong-temps épuisée, si une puissance incon-nue ne régénéroit les particules métalliques.Ce qui persuade encore que le Soleil les mû-rit, c’est qu’il yen a de tant de différentes gran-deurs ; quelques-unes font visibles seulementau microscope. On les trouve après le lavage,