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Essaisau moins y transporter & en exporter plus decinquante mille pesant, y compris ce qu’ilfaut pour fabriquer, & la matière fabriquée.On calcule aisément, que le prix des trans-ports doit faire un objet de dépense considé-rable, & que le prix se réglé sur le plus oumoins de difficulté des chemins.
Dans les mines de plomb ou de cuivre, c’estfur-tout la distance des fosses aux laveries,qu’il convient de mesurer. Pour avoir h lafonderie cinq à six mille quintaux de mines àboccard , il faut y en porter quarante mille deminerais. II y a des mines de cuivre qui fonttrès-peu riches & fort abondantes ; tout celaforme des exportations qui font tròs-onéreu-fes, s’il est nécessaire de les faire passer parde mauvais chemins. Combinez alors la distan-ce des eaux, des mines & des forêts ; &placez d’après ces combinaisons vos boccards,vos laveries, vos fourneaux.
Schlutter, & quelques autres Minéralogis-tes, vous recommandent soigneusement deplacer les fonderies à côté des mines, & très-près des forêts. Ce conseil est très-aisé b don-ner ; mais il faut que la nature auparavantait pris foin de mettre une eau suffisante &continue, à côté de la mine. Voilà ce qui eston ne peut pas plus rare.