Buch 
Essais sur la minéralogie et la métallurgie / par De Luchet
Entstehung
Seite
116
JPEG-Download
 

n6 Essais

orages, elle devient un torrent qui roule degros quartiers de pierres. Si l’on se sert detrompes , il faut une plus grande quantitéd’eau, & une chûte plus élevée. On a maicalculé dans le Dictionnaire Encyclopédique,quand on dit que trois pouces d’eau suffisentpour une trompe ; il en faut au moins neuf,fur une chûte de vingt-cinq pieds.... Quel-ques Minéralogistes modernes prétendentque le vent des trompes est trop humide,& en proscrivent l’usage par cette raison.Nous ne l’adoptons pas. II n’y a nulle com-paraison de la quantité de minérais que fondun fourneau allumé par des trompes, ou pardes soufflets ; mais il est difficile de trouverdes positions qui en rendent l’usage pratica-ble. D’ailleurs, rétablissement & l’entretien enfont moins dispendieux que celui des souf-flets & des roues. On ne les a point adop-tées dans la Saxe, en Boheme, en Hongrie,dans le Tyrol.

Mr. Hellot dit, que si l’on pouvoit trou-ver de l’eau qui ne gelât pas pendant l’hy-ver, il faut la préférer. Je crois qu’on n’ymanqueroit pas, fi on en connoissoit. „ Schlut-„ ter avoit imaginé un fourneau qu’il avoit„ fait placer auprès de la roue motrice des», soufflets, & il réussit à lui entretenir un