sur u Minéralogie. 119gouvernée par un ouvrier intelligent, pro-cure les deux tiers du métal. Le résidu doitêtre fondu à un fourneau à manche, avec ducharbon de bois qui sert de phlogistique, ainsique nous l’expliquerons plus au long dans laderniere partie de cet Ouvrage.
On obtient au fourneau de réverbère, uneauffi belle matte de cuivre qu s celle qui fortdu fourneau à manche. La fonte de la matte cal-cinée, n’est pas avantageuse avec de la houille,si l’on s’en rapporte aux expériences faitesaux mines du Lyonnois. II est à présumer quesi Mr. Gabriel £fars avoit vécu, il eût faitexécuter avec succès ses procédés. Ce n’estpas le seul regret que nous ait laissé la mortde ce célébré Minéralogiste.
Quelqu’avantage que nous devions retirer unjour de l’ufage de la houille, il ne faut pasmoins fe placer à portée de forêts étendues.Observez si l’abord en est praticable, com-bien de temps les neiges y séjournent, en com-bien d’années les bois reviennent, si les habi-tants en font usage, s’il est possible d’en in-féoder un certain nombre d’arpents, & de lesaffecter au service de la fonderie.
Si les Souverains vouloient inféoder les fo-rêts aux entrepreneurs des mines, à condi-tion qú’ils les renouvelleraient, & qu’ils prè-