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tive. Passons aux autres manipulations quichangent le minerais en métal.
II en est de l’art de fondre, comme de l’artde peindre. On apprend à dessiner , mais nonà faire un tableau. C’est le génie qui dirigedans la composition & dans le choix des cou-leurs. De môme dans l’art de fondre les mé-taux , c’est la connoissance de la Chymie, &fur-tout de l’Histoire Naturelle, qui feule vousguidera. Que je remette une quantité de mineà’Anneberg à un Fondeur ; il commencerapar la griller. Je lui dirai : elle ne contient nisoufre, ni arsénié. Les lames d’acier les mieuxpolies ne se ternissent pas, lorfqu’on les tientfur la mine ardente. Dès ce moment, l’art luiparoi t en défaut; il faut interroger la nature,elle ne répond que par le résultat des expé-riences. II faut des stecles pour les faire , lesrépéter ; les Observateurs meurent, les géné-rations s’enfuyent, les nations difparoissent,lamémoire des événements s’essace. C’est tou-jours à recommencer. II est assez probableque les Egyptiens avoient des connoissancesprofondes dans cet art; du moins peuLonl’induire de la dissolution du Veau d’or, dan*les eaux que burent les Israélites. Leurs pro-cédés , ensevelis dans les abymes du temps,ne font pas parvenus jufqu’à nous.