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Essais sur la minéralogie et la métallurgie / par De Luchet
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sur i-A Minéralogie. 171dans Fart de la fonte, puifqu’il n’y séjournejamais , fans que ie feu ne dévore quelquesparticules.

Troisième vice dans nos procédés. Nos four-neaux font ouverts ; l’air extérieur y pénétrspar le caffin , & tout le charbon elì découvert.La chaleur feroit bien plus active, si elle étoitconcentrée ; il en faudroit moins, 6 c consé-quemment moins d’aliment au feu qui le don-ne. II est évident que des usines qui consom-ment dix à douze mille quintaux de char-bon , n’en consommeroient pas six, & fou-droient la môme quantité de matière en moinsde temps.

I 4 0 . Nous mêlons indistinctement les char-! bons. Le chêne , le hêtre, le sapin , le saule,tout est égal. Le bois vieux , le bois jeune, lebois verd, le bois sec, se cuisent indifférem-ment. On lit dans les Livres , que la chaux est! un fondant, que les crasses de fer font ie mêmei effet. On fuit ces principes : le Fondeur em-ployé ce qu’il a fous la main ; à force de feu ,& de vent, il tire des métaux, & cela s’ap-pelle fondre.

Si l’on veut prendre la peine de répéter lesexpériences, 011 trouvera que le charbon dechêne dure au feu un quart de plus que tou'tautre ; mais il fond moins de matière, & la